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Quatre pistes pour résister à la société du spectacle

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Huitième épisode d’une série sur les enjeux du protestantisme évangélique à l’échelle de la francophonie. Une contribution de l’historien du CNRS Sébastien Fath.
Sébastien Fath

Il y a cinquante ans paraissait La société du spectacle (1967) de Guy Debord. Ce livre analysait une dérive naissante: celle de la mise en spectacle du monde, à des fins de profit et de «fétichisme de la marchandise» (Marx). Un demi-siècle plus tard, bien des tendances pointées se sont accentuées. Via des images omniprésentes, les consommateurs sont priés d’avoir les dents blanches, une allure jeune, une ligne svelte et des vêtements de marque.
Cette pression conformiste a de bons côtés. Elle crée de l’emploi, nourrit l’émulation, fait rêver. Mais elle engendre aussi une souffrance sociale considérable, en particulier chez celles et ceux qui ne ressembleront jamais, de près ou de loin, à Angelina Jolie ou à Brad Pitt. La pression de l’apparence et du spectacle du «moi» laissent beaucoup de monde sur le carreau, y compris en matière de relations amoureuses, comme le pointe Michel Houellebecq: «Tout comme le libéralisme économique sans frein et pour des raisons analogues, le libéralisme sexuel produit des phénomènes de paupérisation absolue» (in Extension du domaine de la lutte, 1997). D’où l’importance d’une vigilance spirituelle, invitée à rappeler l’égale dignité et valeur de chacune et chacun devant le Créateur.

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