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Un Apocalypse certain

Le dernier roman-catastrophe de Dan Brown, Inferno, vient d’arriver sur les grands écrans européens. Le monde y est naturellement en danger. La totalité des ressources naturelles sur terre ne peut faire vivre que quatre milliards d’individus. Or nous serons près de neuf milliards dans trente ans. Dès lors, comment nourrir tous…
Hugues Not

Le dernier roman-catastrophe de Dan Brown, Inferno, vient d’arriver sur les grands écrans européens.
Le monde y est naturellement en danger. La totalité des ressources naturelles sur terre ne peut faire vivre que quatre milliards d’individus. Or nous serons près de neuf milliards dans trente ans. Dès lors, comment nourrir tous les hommes et éviter des guerres à cause de la famine qui ne peut qu’exploser?
C’est alors qu’un scientifique, avec l’assentiment d’un pouvoir mondial occulte, met au point un virus qui doit décimer sournoisement une grande partie de la population du globe.
Le cynisme conduit à des questionnements extrêmement dérangeants et moralement insolubles: si la seule façon de sauver l’espèce humaine consiste à supprimer la moitié de l’humanité, n’est-ce pas un passage tristement obligé? Est-ce que le génial inventeur du virus mortel est un vilain ou un gentil?
Il y a des questions qu’on préférerait ne pas avoir à se poser, mais les réalités du temps ne seront pas effacées pour autant. Dan Brown explique que tous ces livres-catastrophes partent de scénarios plausibles, voire envisageables. Si on lui demande pourquoi il joue avec les peurs, il répond que c’est pour sensibiliser ses lecteurs aux secousses du monde. Et il espère une prise de conscience.
Mais nous, civilisation judéo-chrétienne, nous avons depuis plus des millénaires reçu l’Ancien Testament, puis le Nouveau, qui pointent toutes les menaces au-dessus de nos têtes. Les milliards de croyants qui scrutent leurs pages depuis des générations, évitent-ils pour autant les attitudes et les actions qui ruinent notre monde et assassinent les hommes? Rien n’est moins sûr… Or, que l’on joue sur les peurs ou que l’on propose des espérances, rien ne semble éviter les apocalypses à venir.
Je ne voudrais pas être à la place de Dieu qui tente toujours de proposer des solutions aux destructeurs que nous sommes…

Hugues Not

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui décembre 2016

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