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Eviter la guerre civile en Afrique: le rôle des Eglises

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Second épisode d’une série d’articles sur les enjeux du protestantisme évangélique à l’échelle de la francophonie. Une contribution de l’historien Sébastien Fath.
Sébastien Fath

En Europe, la religion est souvent perçue comme un facteur de guerre. C’est oublier que la foi peut être un puissant moyen pour canaliser la violence. Dans la tradition chrétienne, centrée sur la personne de Jésus, l’exemple suprême est le sacrifice de soi pour le salut des autres: le contraire des guerres de religion où l’on tue les autres pour se sauver soi.
La francophonie évangélique au Burkina Faso illustre ce rôle pacificateur du christianisme. Ce territoire d’Afrique de l’Ouest, dont le nom veut dire «pays des hommes intègres», est aujourd’hui peuplé d’un peu plus de 18 millions d’habitants. Dans cette ancienne colonie française où le multilinguisme est de règle, on utilise toujours volontiers la langue française, y compris lors des cultes. Environ 10% de la population burkinabée, répartie en 63 grandes ethnies, se rattache au protestantisme évangélique, grâce en particulier à un travail missionnaire considérable accompli par les Assemblées de Dieu (ADD). Dans ce pays sahélien marqué par une forte présence musulmane (environ 60% de la population), n’y a-t-il pas de quoi s’inquiéter? Les évangéliques, avec leur réputation prosélyte, ne risquent-ils pas de jeter de l’huile sur le feu?

Dossier: Burkina Faso
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