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«Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai» de Francis Cabrel

© Alliance Presse
Chaque mois, Jonathan Hanley nous partage l'histoire d'un hit musical qui est entré dans l'histoire.
Jonathan Hanley

Les théologiens nous disent que dans les passages en grec de la Bible, quatre mots différents désignent ce que le français, pauvrement, appelle «amour». Eros désigne l’amour érotique, storgué l’amour parental, agapé l’amour absolu (tel que celui de Dieu) et philéo, l’amour amical.
De quel amour Francis Cabrel parle-t-il dans cette chanson? S’agit-il seulement de l’amour d’un homme pour une femme? Ou peut-on y lire aussi le sentiment d’un père qui s’extasie devant l’apparente perfection de son enfant? Même si la balance penche plutôt pour une chanson inspirée par sa femme, Cabrel laisse (volontairement?) planer une belle ambiguïté quant à la nature de l’amour qu’il célèbre.
Des quatre formes de l’amour, ce texte semble en évoquer au moins trois. En effet, il contient aussi l’aspiration à un amour ultime et absolu, qui dépasse les limites de l’espace («Le ciel prétend qu’il te connaît») et du temps («Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai, pour cette vie et celle d’après»).
D’après le récit biblique, cette aspiration a été plantée en nous par l’inventeur de l’amour, Dieu lui-même. Depuis la Chute et l’irruption du mal, nous souffrons du gouffre entre cet idéal divin et la réalité humaine. Conscients de nos faiblesses et de la difficulté à aimer, nous admirons les couples qui durent. Francis Cabrel est bien placé pour en parler, car il est marié à Mariette depuis plus de quarante ans et a élevé trois filles avec elle.
Mais le chrétien est quelqu’un qui ne se satisfait pas d’admirer l’amour chez les autres ou d’en rêver comme d’une illusion poétique. Celui ou celle qui connaît le Christ, en entendant «Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai», peut sourire en se disant, «Oui, je suis aimé comme ça.»

Jonathan Hanley

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui avril 2016


Les paroles de la chanson

Mon enfant, nue sur les galets,
Le vent dans tes cheveux défaits,
Comme un printemps sur mon trajet,
Un diamant tombé d’un coffret.

Seule la lumière pourrait
Défaire nos repères secrets
Où mes doigts pris sur tes poignets,
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…

Quoi que tu fasses, l’amour est partout ou tu regardes
Dans les moindres recoins de l’espace,
Dans le moindre rêve ou tu t’attardes
L’amour, comme s’il en pleuvait,
Nu sur les galets…

Le ciel prétend qu’il te connait
Il est si beau c’est sûrement vrai.
Lui qui s’approche jamais
Je l’ai vu pris dans tes filets.

Le monde a tellement de regrets
Tellement de choses qu’on promet.
Une seule pour laquelle je suis fait
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…

Quoi que tu fasses, l’amour est partout ou tu regardes,
Dans les moindres recoins de l’espace,
Dans le moindre rêve ou tu t’attardes.
L’amour, comme s’il en pleuvait,
Nu sur les galets…

On s’envolera du même quai
Les yeux dans les mêmes reflets,
Pour cette vie et celle d’après
Tu seras mon unique projet.

Je m’en irai poser tes portraits
A tous les plafonds de tous les palais,
Sur tous les murs que je trouverai
Et juste en-dessous j’écrirai

Que seule la lumière pourrait…
Et mes doigts pris sur tes poignets,
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…

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