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La fronde anti-FN ne fait pas l’unanimité

© Alliance Presse
Deux jours avant les élections régionales, un texte de la Commission d’éthique protestante évangélique appelait à faire barrage au FN. Avec de nombreux commentaires critiques à la clé. La commission a-t-elle eu raison de prendre une position politique?
Christian Willi

Les commentaires les plus musclés des internautes sont catégoriques: les Eglises, les pasteurs et les théologiens n’ont pas à se mêler de la politique. «Qu’ils s’occupent de leur Eglise, d’enseigner la Bible», pouvait-on lire de plus fréquentable sur Facebook.
Franck Meyer, président du Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH) partage en partie leur point de vue: «Les Eglises n’ont pas à “faire de la politique” au sens politicien du terme, mais elles doivent avoir une parole publique qui contribue à la réflexion sociale et sociétale commune». En clair, le maire de Sotteville-Le-Val (76) juge que la priorité des Eglises est de participer à la formation du chrétien, pour qu’il puisse exercer ses responsabilités civiques de façon avertie.
Lui-même se refuse de parler politique lors d’un culte. «Mais il ne me semble pas choquant de parler politique à l’occasion d’un café théologique, d’un Forum Veritas, d’une formation, d’un séminaire sur l’engagement citoyen ou lors d’une réunion de jeunes». Ensuite, chaque évangélique reste libre de donner sa voix au candidat de son choix: «Le vote est un acte libre à entreprendre en “son âme et conscience”. L’isoloir en est à la fois le symbole et la garantie», rappelle l’élu.

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