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«Je crois qu’il y aura une révolution spirituelle»

© Alliance Presse
Le Québécois Guillaume Tremblay a présenté en France son documentaire «L’heureux naufrage». Une trentaine de personnalités publiques y évoquent des questions essentielles sur le sens de la vie et nos valeurs. Le film questionne les fondements de nos croyances. Entretien.
Jean-Luc Gadreau

Dans ce film, vous vous penchez sur le vide spirituel de notre société. Pourquoi ce sujet?
C’était une volonté de me démêler intérieurement. Je sentais que j’étais confus. Je devais trouver des mots là où je n’en avais plus. J’ai été élevé dans une famille religieuse, où l’on me disait: «Il faut croire en Dieu sinon tu iras en enfer». A l’école, j’entendais au contraire: «Faut pas croire en Dieu, sinon t’es un imbécile». Si l’on voulait passer d’un côté à un autre, il fallait le faire vite, de peur de se trouver en zone grise, dans une situation inconfortable.
J’ai alors décidé de quitter l’Eglise parce que j’y voyais des choses que je n’aimais pas. J’ai embrassé une forme d’athéisme. Mais une fois installé avec mon frigidaire en inox, ma femme, mes enfants et mon chien, j’ai ressenti cette sensation de me heurter à un mur. Je me suis alors rendu compte que j’étais plus spirituel que je ne le pensais, même si je ne voulais pas l’être. En proie à un profond mal-être, il fallait que je revisite ces questions.

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