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Fin des temps: tabou ou obsession?

Découvrez notre édito de l'édition de novembre 2015.
Christian Willi

Contrairement aux prédictions de Claude Ignerski, l’enlèvement de l’Eglise n’a pas eu lieu au mois de septembre. Parler de l’avènement du Christ ou de la fin des temps est toujours délicat. La seule évocation de cette perspective peut susciter de vives réactions, des plus rationnelles aux plus irrationnelles.
Cet automne n’a pas échappé à la règle. Je me souviens d’une lectrice qui nous a appelés pour annuler l’abonnement qui lui serait désormais inutile. Sans fâcheuse conséquence. D’autres auraient en revanche pris des décisions aussi incompréhensibles que de vendre leur habitation et pour certains tous leurs biens, ou encore de quitter leur emploi.
Mais ces réactions exagérées et sans aucun fondement biblique devraient-elles pour autant faire de la fin des temps un sujet tabou de plus dans les Eglises? Lors d’une récente conversation, un pasteur m’a dit qu’il n’évoquerait pas les prédictions et spéculations sur le sujet dans son Eglise, afin d’éviter d’inutiles discussions.
Bien avant que les «preuves irréfutables» de Claude Ignerski sur la date de l’enlèvement de l’Eglise ne se mettent à circuler, nous avions prévu d’aborder le sujet dans nos colonnes. Car si d’aucuns font une fixation sur la fin des temps, en cherchant à décrypter le moindre indice pour mettre à l’heure «l’horloge des temps», d’autres tombent dans l’excès inverse. La tentation de se nourrir d’une vision d’immédiateté est tout aussi présente dans l’Eglise aujourd’hui. «Qu’importe finalement l’au-delà: ce qui compte c’est mon bien-être présent, ce sont les seules réponses divines immédiates.»
Aborder des sujets comme la fin des temps ou l’enlèvement de l’Eglise offre l’occasion d’éprouver à la fois notre sérénité et notre propension à la superstition. Réfléchir à ces questions permet de mesurer la place que nous donnons à l’espérance… et notre attachement à la vie d’ici-bas; celle dont nous nous plaignons facilement. Ce mois-ci, notre dossier vous parle donc de la fin des temps. Nous ne voulons ni vous effrayer, ni alimenter un penchant à la superstition. Nous espérons tout simplement nourrir votre espérance.

Christian Willi

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui novembre 2015

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