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Vous ne parlez plus de votre foi?

L'édito de notre édition de février.
Christian Willi

Huit chrétiens canadiens sur dix ne témoignent pas de leur foi. Pourtant, selon un sondage commandé par Lifeway, 43% des croyants jugent que le témoignage relève de leur responsabilité, en réponse à l’appel du Christ de faire connaître la Bonne Nouvelle jusqu’au bout du monde.
Moteur de la croissance évangélique, le témoignage chrétien est-il sur le déclin? C’est bien possible. Nos sociétés laïcisées et sécularisées ne cessent de marteler que la religion est une affaire privée. Interdiction d’en parler au boulot (sauf à Alliance Presse:-)), difficile de s’en réclamer dans le débat politique… Même les représentants religieux aux convictions affirmées ont été éconduits du
Comité consultatif national d’éthique français, pourtant mis en place par le gouvernement pour représenter les différentes composantes de la société dans les débats éthiques, c’est dire… A la peur d’être épinglé par les ressources humaines ou de «se prendre un râteau» dans son cercle d’amis ou voisins s’ajoute la défiance cultivée par les promoteurs d’un politiquement correct moralisateur. De quoi rendre nos contemporains méfiants et pousser peut-être les croyants à la timidité.
Conscient de «l’exclusion» des voix chrétiennes de l’espace public, le Conseil national des évangéliques en France (CNEF) a décidé de faire de la liberté d’expression et de conscience sa priorité pour les deux années à venir. Il entend interpeller les autorités, les entreprises et d’autres interlocuteurs sur ce droit fondamental.
Ce qui est vrai sur le plan du témoignage personnel, l’est aussi dans les débats de société. A l’heure de questions difficiles comme le dossier sur la fin de vie et la loi sur la famille en France, ou la redéfinition de la famille en Suisse, n’est-il pas légitime pour les chrétiens d’avoir eux aussi une parole et un témoignage empreints de convictions chrétiennes? Conscients que leur voix est l’une parmi d’autres, dans le concert de toutes les convictions religieuses et philosophiques, les évangéliques ne doivent pas être tentés par le repli.
Témoigner de son espérance et de ses valeurs n’est pas un tabou. Ce qui a changé notre vie peut en transformer de nombreuses autres.

Christian Willi

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – février 2014

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«J’ai été haï avant vous»

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