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L’étincelle religieuse ne s’éteindra jamais

Notre édito du mois de septembre.

Chassez le religieux et il revient «au sprint». Le monde du sport a tout tenté pour exclure des stades toute référence au religieux. En vain: rien ne semble pouvoir empêcher un athlète de faire un signe de croix ou de toucher furtivement le crucifix suspendu à son cou juste avant la compétition. Pas plus qu’on ne peut éviter un regard vers le ciel ou des mains croisées, le temps d’une prière, après une victoire. Et les témoignages d’athlètes chrétiens continueront d’affluer à l’heure de l’interview ou sur Twitter ou Facebook.
Avant les JO, la question de l’admission d’athlètes musulmanes voilées avait suscité un vif débat, révélateur des contradictions d’un Occident qui affirme avec force son attachement à la laïcité tout en se prétendant tolérant. Dans ce débat, les contradictions entre les différentes organisations sportives ont montré à quel point l’identité religieuse pose problème aujourd’hui.
Pourtant, le religieux est et demeure un élément incontournable de l’existence humaine et de la vie en société. N’en déplaise à ceux qui rêvent d’éradiquer de l’espace public toute expression religieuse, peu compatible avec la philosophie hédoniste ambiante.
A l’inverse de Pascal, une majorité de la population occidentale actuelle semble avoir fait le pari de la non-existence de Dieu. Pourtant, le dernier Projet National de recherche (PNR 58) de l’Observatoire suisse des Religions confirme que les thématiques religieuses font un bond en avant dans les médias. A défaut de convictions, le questionnement religieux demeure présent.
Ignorer le religieux relève de l’utopie. Le confiner à la piété individuelle, exprimée dans la seule sphère privée ou entre les murs d’un édifice religieux aussi. Car dans un monde pétri d’humanisme, le principe d’équité voudrait que les différentes postures philosophiques ou religieuses aient toutes le droit de s’exprimer.

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