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Barack Obama donne le ton

Retrouvez notre édito du mois de juin.
Christian Willi

La campagne présidentielle américaine n’a pas encore débuté que déjà le président démocrate Barack Obama, progressiste sur les questions des libertés des mœurs, a pris l’initiative en apportant son soutien au mariage homosexuel, le 9 mai dernier. Par sa déclaration lors d’une interview télévisée sur ABC, il a donné le ton de la campagne présidentielle à venir. En effet, il ne peut ignorer que son soutien aux revendications gays influencera le menu du débat électoral qui devrait l’opposer au républicain Mitt Romney.
Que visait le président américain avec cette déclaration ? Parie-t-il sur l’évolution des mœurs et les sondages donnant une très légère majorité aux partisans du mariage homosexuel pour capitaliser des voix? Souhaite-t-il donner un signal quant à l’importance de ces questions d’éthique personnelle dans le choix d’un président des Etats-Unis ou livre-t-il juste son avis, de façon authentique, parce qu’il est arrivé à une conclusion dans sa réflexion philosophique personnelle?
Un certain nombre de penseurs croyants jugent qu’un politicien qui a des idées morales conservatrices sera forcément plus enclin à défendre les valeurs chrétiennes dans les décisions à prendre au cours de son mandat. D’autres estiment au contraire que les convictions d’un président ne pèsent de toute façon pas lourd face à l’évolution inéluctable de la société.
Le propos ici n’est pas d’ouvrir un nouveau débat sur la question des revendications homosexuelles. Mais n’est-il pas intéressant de relever que les élites reprochent souvent aux chrétiens «conservateurs» de faire figurer les questions de moralité personnelle parmi leurs priorités ? Le fait qu’un progressiste alimente ce débat moral, indique que ces questions ne sont pas anodines. En effet, qu’il s’agisse du mariage gay outre-Atlantique ou de l’assistance au suicide en Suisse, ces questions pèsent directement sur l’avenir de nos sociétés. Et les choix politiques prennent forcément une partie de l’opinion publique en otage.

Christian Willi

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – juin 2012

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