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Un refuge pour les prostituées

© Alliance Presse
«Femme de l’année», «héros de l’année»: malgré la reconnaissance de son travail social courageux et risqué, Iana Mateï doit gérer les coupures d’eau et de courant et la déchéance humaine. Elle demande à Dieu de l’aider
Natacha Horton

L’histoire d’Aora est d’une sinistre banalité pour toutes les femmes qui, d’une enfance marquée par la précarité, sont tombées dans les filets des proxénètes. Elle a grandi en orphelinat. Elle a seize ans lorsque, à sa remise de diplôme, un homme se présente et lui offre un «travail dans son entreprise». Après des années de trottoir, Aora a été recueillie par le refuge «La Maison du Trésor» avec son fils Dané (photo). Depuis un an, elle apprend, jour après jour, à aimer cet enfant né dans la honte et à se reconstruire.
Depuis cinq ans, pas loin de cinq cents filles ont été accueillies dans la «Maison du Trésor». A sa tête, une femme d’exception: Iana Mateï. Cette Roumaine est une enfant de la Révolution de 1989. Craignant pour sa sécurité, elle s’en va demander l’asile politique en Australie. Durant les dix ans qu’elle y passe, elle se forme à la psychologie mais surtout, elle va rencontrer le Christ. Un jour, elle sent que Dieu la défie: «Et si les ressources dont tu bénéficies pouvaient faire une différence en Roumanie?». Elle vend sa maison, quitte ses proches et rentre au pays.

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