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Comédienne et chrétienne

Ils servent leur prochain par leur travail. Chaque mois un témoin
Natacha Horton

«Lorsque je suis sur scène, je me dis que ça valait la peine de relever les défis de ce métier: prendre du plaisir et donner du plaisir aux gens; donner le meilleur de soi». Son virage vers le métier de comédienne, amorcé il y a quatre ans, Esther Terraz ne le regrette pas. Elle est aujourd’hui à l’affiche des Misérables parmi trente-quatre comédiens. Vingt-deux dates sont prévues à Lausanne en automne.
En 2005, lorsque son mari a reçu une bourse d’études, cette Suissesse de trente-quatre ans l’a accompagné à Paris, abandonnant ses classes et ses élèves pour se former elle aussi, dans le domaine artistique. Elle s’inscrit dans une académie de comédie musicale et voit son rêve de lier danse, chant et théâtre se réaliser. De là, elle est projetée dans le monde du show-business, participant à plusieurs spectacles et décrochant des petits rôles dans des séries télévisées.
–CREDIT–
Mais ce milieu recèle aussi son lot de difficultés. Paris est un vase clos. Les gens se connaissent. Il faut se créer un réseau. L’aspect relationnel est celui qui défie le plus la comédienne: «Pendant un spectacle, la troupe est soudée, on vit des moments intenses. Une fois terminé, chacun passe à autre chose». Les collègues du spectacle précédent se retrouvent concurrents au casting suivant. «Il y a eu des coups durs. On s’attache et on est parfois déçu…». Mais la jeune femme choisit de ne pas se barricader pour autant: «Dans ce métier, on doit être vrai, avoir des relations fortes, parce que cela transparaît sur scène», explique-t-elle.
Sa foi est un vrai soutien, son contact avec les quelques chrétiens du milieu également. «J’ai envie d’être un témoin. Beaucoup savent que je suis chrétienne mais je n’ai pas envie de les rabâcher. Pour moi, cela passe dans le fait de ne pas dire de méchancetés, d’être au plus juste même lorsqu’il y a des situations enrageantes», confie-t-elle. Face aux difficultés, à la nécessité de la performance et de se battre, Esther Terraz doute parfois. Pourtant, elle a envie de s’investir pleinement pendant un temps. Des projets d’opérette et de comédie musicale sont déjà planifiés. «Je me laisse pousser par le vent.»
Natacha Horton

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – Septembre 2009

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