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Recherche amour désespérément

La sexualisation toujours plus grande de la culture européenne porte des fruits amers. Les groupes les plus touchés sont les femmes et les jeunes

ÀGenève, une agence d’escort girls confirme que 80% de ses employées étudient à l’université ou dans une haute école. En France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, le phénomène des étudiantes qui se prostituent pour payer leurs études est en augmentation. Sur internet, une lycéenne américaine vient de mettre sa virginité aux enchères, pour les mêmes raisons. Des cas à part ? Si les médias exploitent les cas hors norme, ces comportements sont aussi le reflet d’une nouvelle réalité. L’hyper-sexualisation de la société et la perte de nombreux repères ont fait du sexe un bien de consommation.
Pour Jocelyne Robert, sexologue québecoise de renom, «on a dérapé vers une sexualité de marchandage, de performance, qui est loin de nous rendre heureux». En effet, pour les étudiants ou salariés à bas revenu, c’est l’appât du gain rapide et facile qui entre en ligne de compte. «J’avais toujours peur que l’on découvre ce que je faisais», admet Anna dans un entretien accordé au quotidien zurichois Tages Anzeiger. «Avec mes parents, je devais toujours inventer de nouvelles histoires pour expliquer comment je gagnais ma vie. Mais le niveau élevé du salaire soulageait la solitude, la honte et le dégoût». Pour un temps ! À bout, la jeune femme a fini par sortir du milieu : «Quelque chose en moi est détruit. J’ai toujours en tête les scènes que j’ai vécues. J’ai peur de l’avenir, pour mes émotions et ma santé»,
explique-t-elle encore.

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