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20 ans de Louange vivante

© Alliance Presse
Retour sur le parcours d’un groupe musical pionnier et emblématique
Joël Reymond

Sylvain Freymond se rappelle les circonstances du début de «Louange vivante». La louange contemporaine était alors une nouveauté qui frappait le public des conventions de
Pâques à la Ligue. Des fidèles approchaient leurs baladeurs des haut-parleurs pour enregistrer les chants et se les repasser. «Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose», raconte Sylvain Freymond. «Grâce à un prêt, nous nous sommes lancés avec une première cassette.»
Louange vivante, c’est plus un concept qu’un groupe. «Le chant en Église n’était pas très dynamique. On a voulu libérer les gens dans leur corps et leurs émotions, d’où notre nom». Le groupe lui-même a employé une soixantaine de musiciens différents au long des années, son leader restant le pivot. Vingt albums plus tard, la recette (un live des cantiques du moment enregistré lors d’une convention) n’a pas changé. Le vingtième opus de la série, Dieu tu es grand, vient de sortir. Le son a été pris l’an dernier à Beaulieu, lors de la convention «Wake Up !» à Pentecôte.

200 000 albums écoulés
Interrogé sur le sentiment qui l’habite en repensant aux vingt années écoulées, le pianiste de Martherenges (VD) fait preuve de recul : «L’aventure se poursuit, c’est encourageant mais on ne pense pas être arrivés à un sommet. Notre préoccupation reste de refléter fidèlement la louange telle qu’elle est vécue, au moins dans les grands rassemblements. Et de chercher à évoluer. Je ne vis pas de ça et j’ai donc une grande liberté. Je n’ai pas de plan pour la suite. Je n’en ai d’ailleurs jamais eu.»
Quant aux 200 000 albums écoulés - un record en francophonie -, Sylvain Freymond ne veut pas trop en entendre parler. «C’est vrai que c’est impressionnant, même selon le standard séculier. Mais ce qui compte, c’est la réalité qui est derrière : la soif et le besoin des chrétiens pour la louange.»
Joël Reymond

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – Mars 2009


3 questions à Sylvain Freymond

Comment la louange a-t-elle évolué depuis vos débuts il y a vingt ans ? D’abord dans le nombre d’instruments. Avec le temps, on a mis en place de véritables orchestres. Le revers de la médaille, c’est une certaine passivité des fidèles. Les groupes ont pris trop de place. Mais cela va aussi avec les grands rassemblements. Un deuxième élément, c’est la spontanéité et la liberté qui ont été gagnées. Enfin, la mise à profit des arts et des talents : la louange a été un tremplin pour beaucoup de gens qui ont appris à utiliser leurs dons. Vous avez voyagé dans toute la francophonie. Que percevez-vous de la manière de louer Dieu dans les autres pays ? Chaque pays est différent, parce que la réalité et la maturité des Églises l’est aussi. Dans les îles, on a encore de gros rassemblements avec des milliers de personnes. La louange attire les foules. En Europe, c’est moins le cas. Il y a certes des temps forts, mais pas encore la dynamique d’une vie spirituelle renouvelée, constante. C’est lié au contexte général de l’évolution spirituelle. La louange est toujours un reflet de la passion pour Dieu. Le département musical de Jeunesse en Mission, qui a produit les albums de Louange Vivante, ne rassemble plus autant qu’à ses débuts. Le mouvement de la louange s’est diversifié et éparpillé. Que pensez-vous de ce phénomène ? On peut le voir de deux manières. C’est positif car on a réussi à transmettre une vision. C’est aussi négatif car on a plus de difficulté à se retrouver. La louange est un outil d’unité, il ne faudrait pas en faire un outil de désunion. Maintenant, rassembler le mouvement, cela dépend de la volonté des leaders. Il est aussi possible qu’on se rassemble autour d’autres thèmes que la louange. >b>Une série en repères Les quatre phases de «Louange vivante» : la phase pionnière, Louange vivante 1-5, totalisant la moitié des exemplaires vendus à ce jour. La deuxième, de Que ton règne vienne (1995) à Unis en Jésus (1999, l’album trilingue) à l’époque des grandes rencontres de louange et des chants qui ont marqué une génération. La troisième section (Les cieux ouverts en 2002 à Qui est comparable en 2004), beaucoup plus charismatique, dans le chant spontané. Enfin, l’élargissement, dès Au cœur de l’adoration (2004), avec des chorégraphies et bannières et la réalisation de films sur DVD. L’album qui a le mieux marché : La trompette sonne (1997). Un album que le leader retient : Que ton règne vienne (1995) Une anecdote : l’invitation à jouer sur le Gospel Boat au Jazz festival de Montreux, avec des gens «qui payaient cher pour venir louer Dieu».

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