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Eurochor à la Madeleine

© Alliance Presse
La grande chorale de jeunes européenne a fait escale à Paris début décembre dans une église pleine à craquer
Céline Schmink

Samedi 6 décembre, 19h. Deux cent jeunes
venus des quatre coins d’Europe envahissent
les sous-sols de l’immense église de
la Madeleine, à Paris, pour un repas improvisé
avant un concert pas comme les autres.
Français, anglais, allemand : ici, on mélange les
langues et on communique beaucoup par le geste
et le regard.
19h30. Les répétitions débutent, sous l’oeil
attentif de Michel Hege, le coordinateur international
d’Eurochor. Plus qu’un choeur classique
au service de la diffusion de la Bonne Nouvelle,
Eurochor est une véritable aventure débutée, il
y a dix ans, après une convention de jeunesse,
sous la houlette des musiciens Marc Rémond et
Daniel Kalisky.
20h. L’église est déjà pleine. Les jeunes répètent
maintenant leur entrée. Les filles sur la
gauche, les garçons sur la droite. La discipline
règne. Marc Rémond, le chef de choeur, souriant,
ne cache pas sa joie de diriger une telle équipe. Il
s’époumone et prodigue des conseils: «Ne restez
pas dans vos partitions! Nous sommes dans
une église immense où les aigus résonnent plus
qu’ailleurs. Il faut donc me suivre de près!». La
pression monte d’un
cran quand Michel
Hege annonce : «Des
centaines de personnes
attendent à l’extérieur!
». On ajuste
des passages musicaux
et l’on s’affaire
aux derniers essais
de voix.
Entre deux allées
et venues, Michel
Hege explique: «Ici,
on ne sélectionne
pas les jeunes. La foi
est prioritaire pour
chanter avec conviction
». Et quand Eurochor
arrive dans une
ville, c’est la ruée aux chambres d’hôtels, aux
places de parking et aux minibus de location.
Pour le concert parisien, Eurochor a mobilisé
le staff de l’église de la Madeleine. Le pasteur
Schott, partie prenante de l’aventure parisienne,
explique: «Nous avons eu de beaux encouragements
de Bernard Kouchner, Rama Yade et
d’autres hommes politiques. Tous apprécient ce
travail que nous menons». «Tous les jeunes ont
cassé leur tirelire pour que cela soit possible!»,
explique-t-il encore avant d’accueillir les invités
d’honneur. Au premier rang, son excellence
Reinhard Schäfers, l’ambassadeur d’Allemagne
et son épouse. Il explique: «Il y a de nombreux
compatriotes dans la chorale. Je me devais d’être
présent, malgré mes responsabilités. Le temps de
l’Avent est très important pour les Allemands. Il
est avant tout lié aux fêtes familiales.»
20h30. Daniel Ponsart, le curé du lieu, prend
le micro: «Ici sont réunis ceux qui se sont opposés
par le passé. La musique a le pouvoir de
réconcilier les coeurs et, ce soir, français et allemands
sont heureux d’être côte à côte.»
21h. Douce nuit, Gloria in excelsis Deo,
Sanctus Natalizio et autres chants traditionnels,
trésors de proclamation de l’Évangile, communs
aux différentes confessions présentes, enchantent
l’auditoire. Le succès est total. Des centaines
de personnes ont dû rester debout, au fond.
22h30. Dernier chant. C’est Minuit Chrétien,
de Cappeau et Adam. Michel Hege prend la parole
pour un temps solennel. Il conte Noël 1918,
cette nuit où les troupes françaises et allemandes
s’étaient retrouvées face à face, pour quelques
instants paisibles, afin d’élever ce même chant.
Le concert terminé, les jeunes rejoignent
leurs familles et amis. Michel Hege est fier de
sa grande équipe: «Une prestation fraîche et enthousiasmante!
», exulte-t-il. Le lendemain, ses
deux cents protégés, âgés de 16 à 35 ans, renouvelleront
l’exploit à Anvers, puis continueront de
tourner, début 2009, dans toute l’Europe.
La grande chorale de jeunes européenne a fait escale à
Paris début décembre dans une église pleine à craquer.

CÉLINE SCHMINK

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – Janvier 2009

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