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Il faut laisser mijoter

Bernard Gamper, enseignant, à propos des Églises de maison
La rédaction

Le fond de la casserole est maintenant propre. Heureusement, la soupe n’était que légèrement collée. Il faut reconnaître qu’il n’est jamais facile de faire à manger chez soi pour plus de quinze personnes. Ajouter à cela la date, premier dimanche soir de l’an alors que c’est demain la rentrée, vous comprendrez que nous sommes motivés.
Cela fait plus de deux ans qu’avec trois autres couples, nous réfléchissons et prions pour démarrer un réseau d’Églises de maison en Suisse romande, que nous avons baptisé «athome».
Nous désirons mettre l’accent sur l’évangélisation et la formation de disciples. C’est aussi un gros défi. Nous ne voulons pas juste rassembler des chrétiens provenant de divers milieux et vivre quelque chose de différent avec eux: par le témoignage de vie, nous voulons voir nos voisins, nos collègues de travail, nos amis, nos familles s’approcher du Christ.
–CREDIT–
Nous cherchons encore comment concrètement entrer dans cette réalité. Nous avons à plusieurs reprises invité des voisins: un après-midi de jeux en famille ou de projection du film Il était une fois Jésus aux amis d’école de nos enfants.
Tout cela est bon, mais nous avons peu de fruits visibles de ces différentes actions. Il nous faut donc aller plus loin. Ce n’est pas facile. Les gens autour de nous sont occupés. Ils ne nous posent pas, ou très peu, de questions. Notre petit confort nous a peut-être engourdis au point que nous ne nous posons plus les vraies questions.
Mais au milieu de ces réflexions, il me semble important de ne pas lâcher. Le sentiment que Dieu va faire quelque chose de grand demeure. Je m’accroche au Rocher de mon salut. Nous allons continuer de nous investir, car nous sommes certains que notre travail n’est pas vain et que Dieu a ouvert devant nous un chemin sur lequel il fait bon marcher. J’ai cette espérance d’avoir de belles choses à partager d’ici un an ou deux.
Après tout, si la soupe a collé dans le fond de la casserole, n’est-ce pas parce que nous l’avons réchauffée trop vite? Les bonnes choses prennent du temps, ne se font pas vite et doivent mijoter.
La soupe peut coller dans le fond de la casserole. Que l’œuvre de Dieu décolle pour nous tous en 2008

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – Février 2008

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