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Mariage: Les repères changent

Publicité Loin d’offrir clés et témoignages pour tenir dans la vie de couple, les conférences de Lavigny cuvée 2007 ont fait écho aux remises en questions et aux nouvelles conjugalités qui sont dans l’ère du temps. Les 26 et 27 janvier, face à un auditoire de deux cents personnes…
Joël Reymond

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Loin d’offrir clés et témoignages pour tenir dans la vie de couple, les conférences de Lavigny cuvée 2007 ont fait écho aux remises en questions et aux nouvelles conjugalités qui sont dans l’ère du temps. Les 26 et 27 janvier, face à un auditoire de deux cents personnes à la moyenne d’âge respectable, la traditionnelle vitrine de la FREE a donc dévié de sa volonté «d’inscrire le couple dans la durée».
C’est le sociologue français Frédéric Coninck qui ouvrait les feux le vendredi soir avec son état des lieux des nouveaux rapports hommes-femmes, suivie par la théologienne Lydia Jaeger le lendemain matin. La professeure de Nogent livrait une théologie fondamentale rassurante sur l’altérité dans la création.
–CREDIT–
L’intervention la plus originale est à mettre au crédit du pasteur réformé Bernard Bolay, qui s’est employé à démontrer que Paul n’était pas un théologien du couple. Pour l’ancien enseignant d’Emmaüs, on a trop voulu définir la conjugalité ou la manière de vivre en couple d’après les textes de l’apôtre, alors qu’il ne s’en préoccupait guère (sa génération pensait être enlevée) et surtout que le mariage dans la société romaine revêtait des formes trop différentes de la nôtre. Précisant qu’il s’exprimait à titre personnel et qu’il cherchait encore, Bernard Bolay a insisté sur le fait qu’il entendait relativiser non l’éthique chrétienne du mariage, mais les attentes qu’on a mises dans le couple.
La table ronde de l’après-midi donnait l’occasion aux orateurs de reprendre la parole. Virginie Reichel, aumônière au CHUV, y plaidait notamment pour l’accueil des couples non-mariés dans l’Église afin de cheminer avec eux. Peu de questions ou d’objections de la part de l’assemblée, signe peut-être que les repères du milieu évangélique évoluent aussi. Le culte du dimanche matin, avec Virginie Reichel, a été un point d’orgue apprécié de ces journées.
Joël Reymond

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – Mars 2007

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