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Retrait de Gaza: les prières exaucées, et les autres

© © Alliance Presse
Ils ont prié pour que les colons puissent rester. Puis que le retrait ait lieu dans l'ordre. Les croyants messianiques d'Israël, pour qui la possession de la terre et un enjeu biblique, se sont engagés, moins sur le terrain qu'«à genoux». Sans être unanimes sur la portée de l'événement.

Avec l’évacuation de Netzarim, le 22 août, les derniers colons juifs quittaient la bande de Gaza. Le 12 septembre, les derniers militaires avaient eux aussi vidé les lieux, mettant un terme à un feuilleton qui a tenu en haleine la société israélienne et la communauté internationale durant une
année entière.
Traditionnellement, les chrétiens évangéliques suivent l’interprétation biblique selon laquelle la possession de la Terre Sainte par «le peuple élu» a une portée spirituelle, même si Gaza a un statut à part et controversé. Pas étonnant dès lors que, dans sa majorité, le mouvement messianique en Israël, Juifs et non-Juifs réunis, se soit prononcé contre le retrait de Gaza. Observateurs attentifs de la situation, engagés aussi parfois pratiquement, mais jamais en première ligne comme le mouvement des colons et les religieux juifs, les croyants en Jésus ont prié.

La suite à découvrir dans la version magazine ou téléchargeable du Christianisme Aujourd’hui.

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – Octobre 2005


La colonisation en dix dates

Mai 48: première guerre israélo-arabe, le lendemain de la proclamation de l’État d’Israël. Des villages palestiniens entiers sont désertés, puis annexés.
Juin 67: Guerre des Six jours. Israël occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan. Une première colonie est établie dans le Goush Etzion (sud de Jérusalem) ainsi que dans la bande de Gaza. Première résolution de l’ONU condamnant l’occupation de terres palestiniennes.
Courant 75: Un «camp de travail» de 22 familles est établi sans autorisation formelle à l’est de Jérusalem, avant-poste de la future Ma’ale Adumim (la plus grande colonie actuelle, avec 30000 habitants).
Août 78: Le Likoud au pouvoir a étendu la législation israélienne à la bande de Gaza et à la Cisjordanie. Une première grande colonie urbaine (Ariel) est implantée au cœur de la Cisjordanie, pour des raisons en partie stratégiques.
Avril 82: Menahem Begin fait évacuer par son ministre de la défense (Ariel Sharon) la colonie de Yamit et huit autres implantations (totalisant 4000 colons) dans le Sinaï qu’il s’apprête à rendre à l’Égypte.
Juin 92: le gouvernement d’Itzhak Rabin décrète un gel partiel de la colonisation, qui durera quatre ans avant d’être abrogé par Benjamin Netanyahu.
Novembre 98: Ariel Sharon, alors ministre des Affaires Étrangères, encourage les colons à «s’emparer des collines» de Cisjordanie.
Mai 99: le gouvernement sortant de Benjamin Netanyahu annonce l’extension jusqu’à Jérusalem-Est des limites territoriales de Ma’ale Adumim. En trois ans, 17000 hectares ont été confisqués et 34 colonies sauvages érigées.
Juin 02: Lancement de la construction d’une clôture de sécurité qui englobe plusieurs implantations au-delà de la «ligne verte» de 1967.
Février 04: Ariel Sharon annonce son intention de mettre fin à la présence juive dans la bande de Gaza.

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