L'article

Zika ravive le débat sur l'IVG

Zika ravive le débat sur l'IVG
 
22.02.16 - Ironie du sort, le virus qui serait responsable de l’augmentation des cas de microcéphalie s’attaque aux pays les plus conservateurs. Comment les Eglises réagissent-elles? Enquête.
«Urgence de santé publique de portée mondiale». Début février, l’Organisation mondiale de la santé dégainait son alerte maximale face à l’épidémie de Zika. Dans la foulée, le Haut-Commissariat des droits de l’homme appelait les pays les plus touchés à favoriser l’accès à la contraception et à l’avortement. En effet, l’augmentation inquiétante de cas de microcéphalies parmi les nouveau-nés brésiliens (plus de 3400 cas en quelques mois) semble liée à la contamination de femmes enceintes par ce virus.

L’affaire est sérieuse: cette anomalie dans la croissance du cerveau entraîne un retard mental et parfois moteur chez l’enfant. «Des conséquences dévastatrices pour les familles», analyse le directeur de santé maternelle et infantile à l’OMS.
Cité par le quotidien Le Temps, l’infectiologue Artur Timermann redoute la naissance de plus de 70 000 enfants microcéphales au Brésil si les femmes ne sont pas dissuadées de tomber enceintes pendant l’épidémie. Comme l’affection passe souvent inaperçue et qu’en outre il n’existe pas de test de diagnostic rapide, de très nombreuses femmes pourraient avoir été exposées au virus sans le savoir. Par ailleurs, la détection de la microcéphalie n’est possible à l’échographie qu’à la fin de la grossesse, donc après le délai légal pour toute interruption de grossesse dans la plupart des pays.

Prétexte ou question vitale?
Au Brésil, où l’avortement est interdit sauf en cas de viol, de risque mortel pour la mère ou d’anencéphalie (absence de cerveau), les cas de microcéphalie relancent aujourd’hui le débat. Les activistes pro-IVG s’apprêtent à saisir la Cour suprême afin qu’elle autorise les interruptions de grossesse lorsque le bébé est diagnostiqué microcéphale. Présidente de «Brésil sans avortement», Lenise Garcia leur rétorque dans la presse brésilienne: «Si nous légalisons l’avortement pour les cas de microcéphalie, pourquoi ne le ferions-nous pas pour la trisomie ou d’autres maladies qui affectent les enfants?»
Dans ce contexte, la loi pourrait-elle être modifiée?
(...)
Lire la suite Commander ce numéro S'abonner

Alliance Presse est un groupe de presse indépendant, spécialisé dans la presse chrétienne.

Pour accomplir sa mission d'information de façon professionnelle, Alliance Presse dépend de la générosité de celles et ceux qui apprécient ses magazines et ses sites internet.

Je manifeste mon soutien à Alliance Presse en ajoutant un don de
    
 
Une faute d'orthographe, une erreur ou un abus dans les réactions: signalez-le à la rédaction.


Pas de réactions pour l'instant: soyez le premier à réagir sur cette page.

Saisir votre réaction

Se connecter/S'inscrire pour réagir
 
Crédits
Illustration/Photo: © Alliance Presse
 

Facebook
 
éditeur

Un site
d'Alliance Presse



 

x