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Vivre et initier la réconciliation, pour la paix dans nos relations

Vivre et initier la réconciliation, pour la paix dans nos relations
 
19.02.19 - Demander pardon à Dieu lorsque nous sommes en tort est une chose, mais chercher la réconciliation avec la personne blessée ou blessante en est une autre. Comment la vivre au quotidien, comme Jésus lui-même nous invite à le faire? La réconciliation peut s’apprendre et s’entraîner, pour vivre une confiance retrouvée.
Imaginez la scène. Lors de votre service d’accueil ou de louange un dimanche, cette personne avec laquelle vous êtes en froid vous vient à l’esprit. Vous laissez en plan ce que vous faites, allez lui parler puis revenez à votre service, le cœur apaisé. Un scénario irréaliste?
C’est pourtant ce à quoi Jésus nous appelle: «Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande» (Mat. 5, 23-24). Comment mettre en pratique cette invitation?

Quel impact avons-nous?
«Dans nos journées, il faudrait s’accorder du temps pour se demander si on a blessé quelqu’un, surtout dans le cadre de l’Eglise. Il y a une corrélation entre la relation à Dieu, verticale et celle, horizontale, avec notre prochain», commente le pasteur Jean-Jacques Meylan, membre de la Commission théologique de la FREE et auteur du texte Le pardon, mission impossible?
Un itinéraire en douze points.
Toutefois, dans le stress de nos vies chargées, nous ne sommes pas toujours conscients de l’impact de notre comportement. Pour le pasteur, «se souvenir» dans ce contexte, c’est être vrai, ne pas banaliser ses paroles ou actes; également prendre en compte le besoin de l’autre et la manière dont il peut entendre ce qu’on lui dit. Mais que faut-il comprendre par «se réconcilier»? «Le mot grec alaso signifie “changer, échanger”, ce qui correspond à renouer la parole, retrouver un vrai échange», développe le pasteur Jean-Jacques Meylan. Il ajoute que cela englobe encore la notion de vivre une confiance retrouvée et un sentiment d’appartenance.

Les entraves
Ceci dit, la réconciliation n’est pas un chemin facile. Qu’est-ce qui l’entrave? Jean-Jacques Meylan relève d’abord la tendance à confondre pardon et réconciliation.
Le premier, qui se vit entre le chrétien et son Dieu, implique de laisser l’offense au pied de la croix, un lâcher prise primordial car «ce que je retiens à l’autre me retient moi».
(...)
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