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Victimes ou acteurs de la consommation?

Victimes ou acteurs de la consommation?
 
24.11.14 - A l’approche des fêtes, le climat de consommation atteint des sommets. Consommer est-il indispensable pour assurer la viabilité de la planète? Existe-t-il d’autres manières d’envisager notre rapport à l’argent?
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Au Moyen Age, le but de l’éducation était d’élever de bons chrétiens. Après la Révolution de 1789, l’éducation visait à préparer de bons citoyens. Denis Marquet, l’auteur de Nos enfants sont des merveilles (éd. Nil), ajoute que désormais, le but de l’éducation est de former des consommateurs parfaitement pulsionnels et malléables aux offres promotionnelles des grandes enseignes ainsi qu’au diktat des marques en vogue.
Pour Luc-Olivier Suter, économiste et consultant à Chappuis Halder & Cie, cette évolution est manifeste: «En Occident, la consommation est devenue un loisir comme un autre. On ne consomme plus par besoin, mais en guise de passe-temps». A la place de balades en forêt ou d’une sortie à vélo. A l’approche des fêtes de fin d’année, la frénésie commerciale atteint son paroxysme.

Une consommation qui profite aux pays moins développés?
Face à la fièvre acheteuse, le monde est divisé en deux camps.
Dans le premier, les adeptes de la consommation jugent que cette dernière est nécessaire non seulement à la survie mais aussi à l’épanouissement de l’homo sapiens, notamment par les innovations qu’elle permet. Le second, camp des insurgés contre le totalitarisme capitaliste, rassemble en ordres dispersés militants écologistes, adeptes de la décroissance et d’une vie dépouillée ainsi que les esprits éclairés qui jugent que «le monde va se prendre un mur».
Pourtant, si les capitales du monde entier se sont transformées en centres commerciaux géants, n’est-ce pas là une bonne nouvelle, l’expression d’un enrichissement général, capable de faire profiter l’ensemble de la planète de la croissance? Certes, «les pays en voie de développement profitent des moyens financiers occidentaux, pour tenter de sortir de la pauvreté. Et donc partout, on essaie de faire du “business”», analyse Luc-Olivier Suter. «Ne nous enthousiasmons pas trop vite», réagit Eric Jaffrain, spécialiste du marketing non-marchand. «Autrefois, les entreprises fournissaient du travail aux familles. Depuis plusieurs décennies, elles asservissent malheureusement les travailleurs, leurs familles et toute la société. Désormais, la vocation de l’individu est d’être un pourvoyeur de ressources pour l’industrie et les marchés financiers». D’ailleurs, «le service du personnel a été renommé service des ressources humaines», relève Laurent Balsiger, ingénieur et cadre à l’Etat de Vaud en Suisse.

Désastre écologique?
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