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Victime de la barbarie humaine, elle a gardé la foi

Victime de la  barbarie humaine, elle a gardé la foi
 
23.09.13 - A 28 ans, Naomi Baki a l’impression d’avoir vécu mille vies. Jetée sur les routes de l’exil, cette jeune Sud-Soudanaise a connu l’esclavage, la conversion forcée et le racisme. Mais sa foi ne s’est pas éteinte et elle peut aujourd’hui vivre librement en France.
Lorsqu’elle naît en 1985 dans la ville soudanaise de Raja, Naomi est la dernière d’une famille aisé. Son père propose d’abord de l’appeler Nana, c’est-à-dire «amer» dans la langue gbaya. Dans son témoignage, Je suis encore vivante (éd. Cerf), elle écrit : «Sans doute mon père pressentait-il que nous ne pourrions pas échapper à l’amertume et à pire que cela, étant donné ses engagements politiques et la guerre civile qui avait débuté depuis si longtemps et continuait de menacer en sourdine». Mais finalement, c’est un prénom dont elle aimera la sonorité et l’origine biblique qui lui est donné.

Fuite et mariage forcé
Jusqu’à sept ans, Naomi mène une vie heureuse et insouciante des violences qui ravagent son pays. L’exemple de ses parents, fervents catholiques opposés à l’islamisation du pays, imprègne la fillette. Pour elle, l’existence du Dieu trinitaire ne fait aucun doute. Et lorsque des garçons musulmans l’injurient parce qu’elle n’est pas excisée, c’est dans son éducation qu’elle trouve la force intérieure de ne pas réagir. La vie de Naomi bascule en 1992, lorsque son père est arrêté par le gouvernement de Khartoum en raison de ses engagements politiques et religieux.
Pendant quatre ans, il sera torturé.
Les forces islamistes ayant entrepris de conquérir Raja, les massacres deviennent quotidiens. Naomi et sa mère survivent, jusqu’au jour où une attaque imminente pousse l’adolescente à fuir avec d’autres habitants paniqués. Après des jours de marche, elle se retrouve dans une ville inconnue. C’est là que, terrorisée et sans ressource, elle rencontre Didier. Ce Congolais lui promet de l’aider à retrouver sa famille.
Mais bien vite, elle découvre le vrai visage de son «sauveur» : un être immoral qui cherche non seulement à abuser de son corps, mais aussi à la soumettre à l’islam. Dorénavant, elle s’appelle Faïza et Didier l’exhibe devant de riches musulmans comme un trophée, dans le but de recevoir de l’argent.
(...)
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Illustration/Photo: © Alliance Presse
 

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