L'article

Suis-je encore à ma place?

Suis-je encore à ma place?
 
20.06.16 - Engagements professionnels, ecclésiaux, associatifs, sportifs, etc.: nous sommes actifs sur plusieurs fronts. Mais il est parfois bon, en particulier pour le chrétien, de faire un petit bilan: suis-je toujours à ma place?
Découvrez sur ce site les autres articles de notre dossier.
Nathanaël vient d’être fêté par ses collègues pour sa quinzième année de fidèles et loyaux services dans son entreprise. Mais cette petite attention a accéléré encore plus la question qui le turlupine depuis un bout de temps: «Suis-je vraiment à ma place dans ce travail? Ne serait-il pas temps de changer?». C’est d’ailleurs un questionnement qui va au-delà du simple cadre professionnel: a-t-il raison de continuer à prêcher chaque mois dans son Eglise? De tenir les comptes du club de pétanque de son village? De partir chaque été en Afrique pendant deux semaines pour donner un coup de main à une ONG? Sa femme, en tout cas, n’est pas de cet avis...
Devrait-il renoncer à ses parties hebdomadaires de tennis avec son vieux copain?
Ces questions, tout le monde se les pose tôt ou tard, à fréquence plus ou moins rapprochée. N’est-ce pas alors l’occasion de faire un bilan de santé de notre emploi du temps? Et d’ailleurs, faut-il attendre de ressentir des doutes, de la lassitude ou un ras-le-bol généralisé pour entreprendre une telle réflexion de fond?

Sortir de la routine
«Le monde change, et nous avec. Il est bon de faire parfois le point sur nos occupations. Une personne qui fait la même chose depuis quarante ans et qui ne se pose aucune question pourrait finir par passer à côté de quelque chose. Un bilan est utile, quitte à ce qu’il conduise à la conclusion qu’on est bel et bien à notre place, et qu’on y retourne avec un élan renouvelé», remarque Michaël Gonin, docteur en éthique économique et étudiant en théologie.
Ce conseil, il le donne à tous, à tous les profils, du plus hyperactif au plus oisif, du plus grand partisan du changement au plus grand routinier: «Celui qui vit une situation “idéale” de routine a peut-être besoin d’en sortir. Le fait que tout aille bien n’est pas forcément le signe que l’on est à la bonne place! A l’inverse, ceux qui ont le nez dans le guidon et qui sont dans une sorte de fuite en avant doivent aussi réfléchir, se donner les moyens de se remettre en question.»
Le psychologue Léonard Vullioud observe lui aussi qu’une multiplicité d’engagements peut relever d’une forme de fuite, d’évitement. Faire le point ne sera alors pas forcément agréable, «puisque de telles questions remettront à l’ordre du jour précisément ce qui voulait être évité». Mais le déni ne va pas non plus arranger les choses.

Commander ce numéro S'abonner

Alliance Presse est un groupe de presse indépendant, spécialisé dans la presse chrétienne.

Pour accomplir sa mission d'information de façon professionnelle, Alliance Presse dépend de la générosité de celles et ceux qui apprécient ses magazines et ses sites internet.

Je manifeste mon soutien à Alliance Presse en ajoutant un don de
    
 
Une faute d'orthographe, une erreur ou un abus dans les réactions: signalez-le à la rédaction.


Pas de réactions pour l'instant: soyez le premier à réagir sur cette page.

Saisir votre réaction

Se connecter/S'inscrire pour réagir
 
Crédits
Illustration/Photo: © Alliance Presse
 
En savoir plus

Les vacances sont-elles le moment idéal pour faire le point? Pas forcément, répond Michaël Gonin. «Allongés sur la plage, nous sommes trop déconnectés de notre quotidien. Il est peut-être plus profitable de prendre une journée pour aller en forêt, ou de partir en retraite un jour ou deux».
(...)
 

Facebook
 
éditeur

Un site
d'Alliance Presse



 

x