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Se réjouir et parler de l’éternité à un monde qui n’y croit plus

Se réjouir et parler de l’éternité à un monde qui n’y croit plus
 
22.10.18 - Encore très présente il y a quelques dizaines d’années, la croyance d’une vie après la mort au paradis ou en enfer se perd. Dès lors, comment l’aborder et en parler librement avec son entourage? Perspectives.

Dossier: Après la mort
Est-il judicieux de renoncer à parler du paradis et de l’enfer dès lors que nos contemporains ne semblent plus croire à une vie après la mort? «S’abstenir de parler du paradis et de l’enfer, c’est laisser le terrain aux philosophes. C’est abandonner la question du sens de la vie», assène d’emblée Raphaël Anzenberger.
Le président de France Evangélisation illustre ses propos en citant justement un philosophe, le Français Luc Ferry: «La psychologie a détrôné la théologie. Pourtant, le jour de l’enterrement, au pied du mur et du cercueil, la gêne s’empare des esprits. Que dire à la mère qui a perdu sa fille, au père éploré? Nous sommes confrontés brutalement à la question du sens ou plutôt à son éclipse dans le monde laïcisé.» Pour Raphaël Anzenberger, la question imposée par la mort permet de rebondir sur la question de la destination éternelle.

Un Evangile sans enjeux éternels équivaut à une technique de bien-être
Pour Robin Reeve, théologien et professeur à la HET-PRO, les chrétiens manquent le but de l’Evangile s’ils ne présentent pas ses enjeux éternels: «Un Evangile sans perspective éternelle n’est au mieux qu’une technique de wellness concurrançant toutes les méthodes d’aménagement de l’existence. Au pire, comme l’Evangile implique des renoncements et des luttes que les non-croyants ne connaissent pas, y adhérer serait masochiste.
» Et de citer l’apôtre Paul en 1 Cor. 15, 19: «Si c’est dans la vie présente que nous espérons seulement, nous sommes les plus malheureux des êtres humains.»
Ceci dit, comment s’y prendre pour parler de notre destination éternelle dans un langage accessible pour notre époque? C’est vrai, annoncer que nos fautes nous font tomber sous la colère divine n’est pas populaire dans un monde de plus en plus hostile à l’idée que l’humain est coupable devant Dieu, relève le théologien.
«Mais cette mauvaise nouvelle est le point de départ pour annoncer la bonne nouvelle de l’Evangile, par laquelle Dieu offre le salut à quiconque se repent de ses fautes.
(...)
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