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Pourquoi ces pasteurs sont restés en Syrie et en Irak

Pourquoi ces pasteurs sont restés en Syrie et en Irak
 
24.11.14 - Deux pasteurs, un Syrien et un Irakien, ont décidé de rester dans leur pays respectif. Malgré le contexte dramatique. Ou plutôt, à cause de celui-ci. Ils veulent être des témoins de l’espérance chrétienne, dans des pays où Dieu se manifeste concrètement.
Pour Aymen et Farouk, il n’y pas d’un côté les grandes idées chrétiennes (l’amour, le pardon, l’engagement envers Dieu) et de l’autre la réalité. Ces deux pasteurs, qui exercent respectivement à Damas, en Syrie, et à Bagdad, en Irak, ont fait le choix de rester dans leur pays malgré une situation politique, sociale, économique et humanitaire très dégradée. Pour qui? Pour quoi? Et quelle différence cela fait-il vraiment?

Oui à l’appel de Dieu
Alors que la plaine de Ninive, en Irak, se vide d’une présence chrétienne historique, «Dieu a besoin de gens qui acceptent de quitter leur zone de confort pour aller là où c’est difficile», explique Farouk. Il ne s’agit pas pour lui d’un acte militant, mais simplement de répondre «oui» à l’appel de Dieu. A l’entendre, on croirait presque que c’est naturel! Peut-être parce que cet homme d’une cinquantaine d’années est un habitué des défis? En 1986, il quitte un poste d’ingénieur à la paie confortable pour s’investir à plein temps dans le ministère. Désireux de se former, il partira en Australie, sans un sou en poche, où il restera finalement 23 ans «en vivant par la foi».

Son retour dans un Irak transformé, il en rêve autant qu’il le redoute et marque un silence ému en évoquant l’achat de son billet d’avion. Mais c’est bien dans son pays qu’il trouve sa place: ailleurs, il aurait été «un sel sans saveur», «une lumière éteinte».

Rester, une marque de confiance en Dieu
En Syrie, où auraient migré 2,5 millions de chrétiens irakiens, la situation n’est pas meilleure. Tandis qu’Aymen rapporte le récit d’enfants brûlés dans des fourneaux à pain, de petites filles violées en série et de femmes abusées sur la place publique, on se demande quelle force -quelle folie?- le pousse à faire le choix de rester à l’heure de l’exode. L’un de ses collègues pasteurs lui pose d’ailleurs la question: «Mais que pouvons-nous faire?».
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Cette œuvre d’art a été réalisée dans le cadre d’un programme post-traumatique offert par Portes Ouvertes aux chrétiens syriens. Une main, proche de sombrer dans les ténèbres, s’accroche à l’espoir, représenté par un parterre de fleurs.
 

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