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Pour qui va-t-on à l’Eglise?

Pour qui va-t-on à l’Eglise?
 
24.04.17 - Pourquoi vous levez-vous le dimanche matin: pour rencontrer Dieu, des amis ou pour vous-mêmes?
Ces trois dimensions sont indissociables.
A l’âge du consumérisme, il est naturel d’évaluer son engagement ecclésial à l’aune de sa satisfaction ou de son insatisfaction personnelle. Vous êtes-vous déjà posé cette question: pour qui vais-je à l’Église, au fond?

Triangle moi, Dieu et les autres
«On va à l’Église pour répondre à un appel de Dieu, c’est d’ailleurs l’étymologie du mot “Église”: les convoqués, en quelques sorte», explique la théologienne Véronique Rochat. Mais on s’y rend aussi pour les autres, car la rencontre permet de confronter ses idées ou d’entendre quelque chose qui va nous faire grandir. Pour cela, il s’agit de laisser tomber les masques et de se montrer tel qu’on est, avec ses faiblesses.

«Le croyant va à l’Église pour rencontrer son Créateur et le servir», corrobore Yann Brix, enseignant à l’Ibeto et théologien. «Mais cette réalité se concrétise au travers de son prochain car l’Église est aussi un corps dont les membres sont indissociables. Si l’un se réjouit, tous se réjouissent et si l’un souffre, les autres sont là pour le soutenir». Selon lui, il s’agit donc de maintenir un équilibre dans la relation triangulaire Dieu-
prochain-moi. Pas besoin de réinventer la roue, le livre des Actes (2,42) énonce les «quatre fidélités» qui y conduisent: «Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières».
L’ordre dans lequel ces fidélités sont énoncées a un sens. «Participer à l’enseignement et à la communion fraternelle implique cette double relation à soi et aux autres. Également le lien vertical à Dieu et par conséquent notre vie de prière», paraphrase le théologien.

Société des loisirs
Comment expliquer alors que la vie communautaire devienne de plus en plus aléatoire? Les chrétiens sont aussi conditionnés par le contexte dans lequel ils évoluent: la «virtualisation» des communications et la société de loisirs impacte la fidélité à une Église. «La majorité de nos choix ne concernent plus notre subsistance, mais notre bien-être. Dès que la contrainte ou l’ennui apparaissent, on change, on jette», note Yann Brix.
(...)
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