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Où le Gender nous conduira-t-il?

Où le Gender nous conduira-t-il?
 
22.12.14 - La théorie du Gender effraie bien des chrétiens. Mais tous n’ont pas pris conscience de ce à quoi elle conduit: la Queer Theory, le modèle du travesti. Le philosophe Charles-Eric de Saint Germain s’en indigne. Parti pris.

Légende photo: Norrie May-Welby, première personne à avoir obtenu le statut de personne au genre neutre, le 2 avril dernier en Australie.
Savez-vous que la théorie du Gender ne cesse de se développer, de prendre une forme toujours plus radicale? La première étape de son développement était «médicale». Observant des anomalies génitales, des médecins ont affirmé que l’identité sexuelle est déterminée par le conditionnement culturel et non par le sexe anatomique. C’est ainsi que l’on a éduqué en fille un garçon à qui l’on avait coupé le pénis lors d’une circoncision ratée. Devenu jeune adulte, «David-Brenda» s’est suicidé, tant sa souffrance psychique était extrême. Voilà qui parle plus que des mots!
Deuxième étape: le moment «féministe», sorte de déclaration de guerre contre la domination masculine et les normes sociales qui donnent des rôles déterminés aux hommes et aux femmes. Dans cette optique, la conception de la société sur ce qu’est un homme ou une femme ne serait pas naturelle mais construite, les femmes ayant intériorisé un modèle social injuste et coercitif.

«Nous sommes tous des travestis!»
Mais nous sommes entrés dans une troisième étape de l’histoire du Gender, plus absurde encore: le moment homosexuel. En effet, le mouvement Queer («bizarre», en anglais) remet en cause le féminisme, jugé trop marqué par des présupposés hétérosexuels. Selon Monique Wittig et Judith Butler, grandes militantes Queer, la société impose à tort une forme de sexualité: le désir de l’autre sexe.
Les catégories «homme» et «femme» resteraient tributaires d’un modèle hétérosexuel. Elles obligeraient un homme à entretenir des rapports sexuels avec une femme, et vice-versa. Le lesbianisme se présente comme une résistance à la norme. Monique Wittig assure ainsi que «les lesbiennes ne sont pas des femmes». A juste titre, la philosophe Sylviane Agacinski rétorque: «Si l’hétérosexualité n’était qu’un régime politique de domination visant la reproduction, cette sexualité n’aurait pas survécu à la disparition de la famille patriarcale.»
Judith Butler va jusqu’à prôner le modèle du «travesti»: la féminité et la masculinité ne sont que des panoplies culturelles, dont chacun peut s’équiper indépendamment de son sexe. Une femme peut aimer sur un mode viril, un homme jouer une femme.
(...)
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