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«Nous, êtres humains, nous ne sommes pas tout-puissants!»

«Nous, êtres humains, nous ne sommes pas tout-puissants!»
 
20.12.18 - Karin Keller-Sutter (PLR), l’une des deux nouvelles conseillères fédérales, s’est confiée sur ses valeurs, la place de la religion et de la foi. Morceaux choisis.
Qu’est-ce que l’hymne suisse vous évoque?
Notre hymne national me touche à chaque fois, sans doute parce que la mélodie m’est familière. Je le trouve festif!

Un hymne national louant Dieu et appelant à la prière est-ce encore d’actualité?
Oui, pourquoi pas? Il reflète une impression d’humilité et de reconnaissance.

Devrait-il faire partie du plan d’étude scolaire, comme c’est le cas au Tessin?
Non, il ne s’agit pas d’une matière indispensable. Je ne l’ai pas non plus appris à l’école. C’est le devoir des parents, d’expliquer l’hymne à leurs enfants.

L’hymne et la Constitution sont proches.
Que suscite chez vous l’invocation du Dieu tout-puissant?

Il affirme notre finitude, nous rappelle que nous n’avons pas tout pouvoir et que nous ne pouvons pas tout contrôler. Nous reconnaissons ainsi les limites de notre champ d’action.

Pourquoi Dieu doit-il continuer à avoir sa place dans notre Constitution?
Ce faisant, nous reconnaissons que nous ne sommes pas tout-puissants et que tout ce que nous avons nous est confié pour un temps. Notre pouvoir est limité. Il l’est aussi dans le temps.

Vous encensez volontiers le succès du modèle helvétique. En quoi ce succès est-il lié aux racines chrétiennes de notre pays?
Il existe d’autres pays, avec d’autres religions dominantes, qui connaissent le succès. Celui de notre pays est un mélange de performances, d’engagement, d’intelligence et de chance.

La Suisse est-elle encore chrétienne?
Je pense que c’est encore le cas. Nos coutumes sont imprégnées de vertus et traditions chrétiennes. Et nous célébrons les fêtes chrétiennes. Elles gardent une place importante dans notre calendrier.

L’islam a-t-il aussi sa place en Suisse?
La Suisse est comme d’autres Etats européens, imprégnée par la tradition judéo-chrétienne. L’Aufklärung, le pendant allemand des Lumières en France, constitue un élément central pour notre compréhension de l’Etat de la société. Dans cette perspective, l’islam ne fait pas partie de la Suisse.
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Sus au fondamentalisme

«Sans un débat sur les fondements de notre société judéo-chrétienne, ouverte, tolérante, pluraliste et moderne, nous courons le risque que certains mouvements fondamentalistes se servent de notre liberté pour la restreindre». Dans un document intitulé «Etat de droit et fondamentalisme - Base de discussion sur le vivre-ensemble en Suisse», le parti démocrate-chrétien (PDC) rappelle son attachement à la paix religieuse en Suisse.
Le quatrième parti du pays estime que la cohabitation traditionnellement harmonieuse des différentes religions, confessions et cultures est une question essentielle.
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