L'article
Nous aimons l'Esprit, sans qui nos efforts sont vains
18.04.11 - Chaque mois, un acteur du protestantisme évangélique propose une lecture originale et pratique d'un des dix «commandements de l'amour» de l'Engagement du Cap. Ce mois, Gilles Boucomont, pasteur de l’Eglise réformée de france et auteur.
Dans les vitrines des libraires, les trois personnes de la Trinité sont honorées de manière un peu déséquilibrée. La moitié des livres concerne Dieu, un tiers évoque Jésus-Christ et un tout petit cinquième porte sur l’Esprit Saint. Pourtant, depuis la Pentecôte, celui-ci est la présence de Dieu aujourd’hui! Il est l’Esprit du Père et l’Esprit du Fils.
Mais nous avons parfois du mal à l’aimer, parce qu’il n’a pas eu de présence physique comme Jésus, et donc pas d’image.
Avez-vous réalisé que vous n’avez jamais vu le vent? Vous avez vu les feuilles voler, les arbres plier, les tuiles s’envoler, mais vous n’avez pas vu le vent. Du Saint-Esprit nous ne connaissons que ses œuvres, comme un auteur pudique qui ne confierait jamais d’interview à la presse.
Mais quelles œuvres! Sans le Saint-Esprit, voilà autant d’actions qui seraient vaines et stériles, nous rappelle l’Engagement du Cap: «Evangéliser, témoigner de la vérité, former des disciples, œuvrer en faveur de la paix, s’engager socialement, agir pour une transformation éthique, prendre soin de la création, vaincre les puissances mauvaises, chasser des esprits démoniaques, guérir les malades, souffrir et persévérer sous la persécution. Tout ce que nous faisons au nom du Christ doit tirer sa puissance de l’Esprit Saint.»
Tout comme nous sommes tentés d’aimer la Loi de Dieu plus que Dieu, d’aimer les paroles de Jésus plus que d’aimer le Christ, nous sommes tentés d’aimer les dons du Saint-Esprit, les ministères qu’il inspire ou les bénédictions qu’il octroie, plus que le Saint-Esprit lui-même.
(...)Mais nous avons parfois du mal à l’aimer, parce qu’il n’a pas eu de présence physique comme Jésus, et donc pas d’image.
Il n’est pas non plus sous les feux de la rampe des autres religions, comme l’est davantage le Créateur. Insaisissable comme le vent, pour reprendre l’image de Jésus dans Jean 3, le Saint-Esprit est en réalité digne d’être aimé, parce que nous le voyons agir.
Avez-vous réalisé que vous n’avez jamais vu le vent? Vous avez vu les feuilles voler, les arbres plier, les tuiles s’envoler, mais vous n’avez pas vu le vent. Du Saint-Esprit nous ne connaissons que ses œuvres, comme un auteur pudique qui ne confierait jamais d’interview à la presse.
Mais quelles œuvres! Sans le Saint-Esprit, voilà autant d’actions qui seraient vaines et stériles, nous rappelle l’Engagement du Cap: «Evangéliser, témoigner de la vérité, former des disciples, œuvrer en faveur de la paix, s’engager socialement, agir pour une transformation éthique, prendre soin de la création, vaincre les puissances mauvaises, chasser des esprits démoniaques, guérir les malades, souffrir et persévérer sous la persécution. Tout ce que nous faisons au nom du Christ doit tirer sa puissance de l’Esprit Saint.»
Tout comme nous sommes tentés d’aimer la Loi de Dieu plus que Dieu, d’aimer les paroles de Jésus plus que d’aimer le Christ, nous sommes tentés d’aimer les dons du Saint-Esprit, les ministères qu’il inspire ou les bénédictions qu’il octroie, plus que le Saint-Esprit lui-même.
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