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Notre Père qui es aux cieux, quel est le but de la tentation?

Notre Père qui es aux cieux, quel est le but de la tentation?
 
22.01.18 - La prière que Jésus a apprise à ses disciples et qui est encore récitée par de nombreux chrétiens issus de toutes dénominations se tient au cœur des débats. En cause, la notion de tentation et sa source.

Dossier.
Dans le texte liturgique du Notre Père, la Conférence des évêques de France a décidé de modifier le verset 13 de la version de Matthieu 6: «Et ne nous soumets pas à la tentation», pour le remplacer par: «Et ne nous laisse pas entrer en tentation». Cette nouvelle version utilisée depuis décembre constitue la base du Notre Père récitée lors de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens en janvier.

Une prière commune
Deux instances évangéliques ont pris position officiellement, en France et en Suisse, en faveur de la nouvelle traduction catholique. Le Réseau évangélique Suisse, dans un communiqué de décembre, «encourage ses membres à accepter la nouvelle terminologie afin de permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir réciter cette prière en commun».
Le CNEF, quant à lui, avait pris position dès les premières refléxions, estimant que «la traduction proposée nous paraît un progrès», sans pour autant «qu’elle soit celle que nous préférerions».

Dieu ou le diable?
En effet, la question soulevée par ce changement de terminologie est très importante sur le plan théologique: Est-ce Dieu qui envoie la tentation, ou bien est-ce le tentateur, alias le diable? Quelle est la relation de Dieu avec le «mal»? Sur ce sujet-là, les évangéliques ne se positionnent pas en «noir ou blanc».
Pour Michael Mutzner, secrétaire général adjoint du Réseau évangélique Suisse, «la tentation n’est jamais l’action directe de Dieu lui-même puisque Dieu “ne tente pas” (Ja. 1, 13).» Mais Emile Nicole, ancien professeur d’hébreu et d’Ancien Testament à la FLTE de Vaux-sur-Seine, complète: «Dieu ne nous tente pas, mais il reste souverain sur les épreuves et tentations qu’il juge utile de nous faire traverser.» Pour le comité théologique du CNEF: «La traduction liturgique officielle - Et ne nous laisse pas entrer en tentation - évite mieux l’idée que Dieu serait responsable de la tentation, mais elle édulcore la souveraineté de Dieu. De cette façon, la requête devient plus facilement acceptable pour plusieurs, mais nous craignons qu’elle enlève une certaine aspérité qui nous semble pourtant bien présente dans le texte grec.
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