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Les tests ADN, pour le meilleur et pour le pire

Les tests ADN, pour le meilleur et pour le pire
 
23.12.19 - Abordables et faciles à réaliser, ces tests connaissent un véritable engouement. Leur interprétation nécessite toutefois recul et professionalisme face aux questions qu’ils soulèvent.
Enfant adopté, Marco a retrouvé sa mère biologique au Chili, entre autres grâce à un test ADN acheté en ligne. Arthur, lui, a eu besoin de mettre un visage sur le donneur de sperme duquel il est issu. Pour vérifier une rumeur familiale, Matéo a également confié un peu de sa salive à une entreprise. Dès lors, il demande à ses cousins de faire eux aussi le test, pour confirmer que leur grand-père biologique n’est pas celui qu’ils ont connu.
Mais ceux-ci s’y refusent: à quoi bon?

Prescription médicale
Bien qu’interdits en France sans une prescription médicale ou judiciaire, les tests génétiques donnant accès à ses origines familiales et géographiques ou à son risque de développer telle maladie, se démocratisent sur internet. Selon l’Inserm, cent à deux cent mille Français y auraient recours chaque année via des entreprises étrangères.
Côté suisse, la vente de kits permettant de connaître l’origine de ses ancêtres ou d’adapter son régime alimentaire/entraînement physique à son profil génétique, est autorisée. Prévue pour 2021, la nouvelle Loi sur l’analyse génétique humaine devrait toutefois poser un cadre plus strict. Le nombre de personnes qui s’adressent aux services de médecine génétique pour être rassurées sur les résultats de leurs tests ADN «récréatifs» est en hausse.

Fiabilité, tout dépend
Ces tests commerciaux sont-ils fiables? La question fait débat. Lors de la révision de la loi bioéthique en France, le député Philippe Berta avançait qu’ils étaient de «piètre qualité». Mais plus encore, qu’ils sont de nature à faire exploser des familles: «Un grand nombre d’entre nous n’avons pas forcément le père biologique que nous croyons avoir.
(...)
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Eldorado

Comment expliquer l’engouement pour la génétique (l’inné)? Pour Pascal Touzet, cela correspond au besoin de l’humanité de savoir et de contrôle, voire de toute-puissance. Si la génétique permet de comprendre notre passé, en retraçant les migrations humaines depuis l’Afrique, il n’en est pas de même pour notre avenir «car notre état de santé ne résulte pas seulement de notre patrimoine génétique mais aussi de notre environnement, de notre mode de vie, etc.», précise le professeur.
Aux yeux de Luc Olekhnovitch, tout savoir sur ses propres gènes est une quête illusoire, mais aussi un détournement idolâtre d’instruments à utilité limitée: «L’ADN n’est pas Dieu et notre destin n’est pas un code génétique; il réside entre les mains du Créateur. C’est en lui que nous pouvons découvrir qui nous sommes.»
 

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