L'article

Les robots vont-ils bientôt tous nous remplacer?

Les robots vont-ils bientôt tous nous remplacer?
 
24.04.17 - Les robots vont-ils finir par prendre le travail des hommes? Controverse.
«Dans un univers digitalisé et automatisé où le travail se raréfie, l’arrivée des robots humanoïdes va précipiter le chômage “technologique”, jusqu’à l’étape ultime du chômage total! Ne subsisteront alors que les tâches à haute valeur ajoutée requérant de la créativité ou du contact humain». Pour Marc
Dugain et Christophe Labbé, auteurs de L’homme nu (Plon), ces heureux élus ne seront que 20% à garder un emploi.
Cette perspective futuriste, où les robots prennent la place des humains, est-elle plausible? L’intelligence artificielle va-t-elle voler nos emplois?

La comparaison défavorable à l’humain
Soyons clairs, l’intelligence artificielle est déjà partout: quand vous recevez un e-mail de réponse d’un service de vente en ligne, quand votre GPS calcule votre itinéraire ou quand des algorithmes vous proposent en ligne une série de produits susceptibles de vous intéresser. «Cela fait plus de vingt ans que les ordinateurs et les robots travaillent pour et avec nous», remarque Daniela Cerqui, maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne, dans Allez Savoir! «Le point délicat, c’est celui de la comparaison, car un robot sera forcément meilleur à l’aune des critères de vitesse, de performance et de productivité.»

Entre optimistes et pessimistes
Une étude réalisée par un bureau de consultants révèle que dans les dix prochaines années en France, trois millions d’emplois pourraient être confiés à des machines et que 42% des métiers sont concernés par ce risque. La crainte, c’est que si la robotisation exponentielle crée des emplois dans les secteurs de la technologie, ceux-ci ne remplacent pas tous les emplois perdus. Le candidat socialiste aux présidentielles françaises Benoît Hamon a basé son projet politique en misant justement sur cette hypothèse.
Ce constat est aussi celui de l’économiste Daniel Cohen pour lequel «le numérique est une révolution industrielle sans croissance».
Selon lui, il n’y a aucune certitude que l’innovation compensera les pertes comme elle l’a fait jusqu’à présent. Autrement dit, la «destruction créatrice», selon laquelle le progrès technique détruit les emplois obsolètes pour en recréer de nouveaux, va cesser de fonctionner.
Ce constat alarmiste n’est de loin pas partagé par tous. Économiste, chargé de cours à l’université de Lausanne et à la future HET-Pro, Michaël Gonin n’adhère pas du tout à cette thèse. «Ce discours est ancien.
(...)
Lire la suite Commander ce numéro S'abonner

Alliance Presse est un groupe de presse indépendant, spécialisé dans la presse chrétienne.

Pour accomplir sa mission d'information de façon professionnelle, Alliance Presse dépend de la générosité de celles et ceux qui apprécient ses magazines et ses sites internet.

Je manifeste mon soutien à Alliance Presse en ajoutant un don de
    
 
Une faute d'orthographe, une erreur ou un abus dans les réactions: signalez-le à la rédaction.


Pas de réactions pour l'instant: soyez le premier à réagir sur cette page.

Saisir votre réaction

Se connecter/S'inscrire pour réagir
 
Crédits
Illustration/Photo: © Ixène
 
En savoir plus

Impliqués mais attentifs

«La robotisation et la numérisation de l’économie devraient intéresser les Églises», défend l’éthicien Michaël Gonin. «Historiquement, les chrétiens ont souvent été tentés soit par une intégration totale et sans remise en question dans la société, soit par une posture défensive qui voit la marque du diable dans chaque nouveauté. L’Église (et les chrétiens) est appelée à s’impliquer dans la société, tout en conservant une distance critique.»
«Cette posture permet de poser plus facilement des questions sur le “pour quoi” de la vie humaine, de la vie en société et des robots. Mais aussi pour mieux accompagner les croyants confrontés à ces disparitions d’emplois ou aux questions éthiques posées par le recours à des machines.»
 

x