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Les jeunes pasteurs ne se bousculent pas au portillon

Les jeunes pasteurs ne se bousculent pas au portillon
 
20.12.18 - Les Eglises font face à un défi de taille qui semble généralisé: la relève pastorale. De moins en moins de jeunes se montrent prêts à endosser la responsabilité d’une Eglise. Pour éviter que le troupeau ne se retrouve sans berger, il s’agit de susciter des vocations.
Les sujets de la vocation et de la relève des pasteurs ne sont pas nouveaux. Pour autant, ils semblent plus que jamais d’actualité alors que le besoin de serviteurs à plein temps se fait croissant.

Besoin déjà présent
S’il n’existe pas de statistiques globales, chaque union d’Eglises effectue néanmoins son propre suivi de la question des ministères. Toutes ne connaissent pas la même situation mais le manque de pasteurs est déjà une réalité pour nombre d’entre elles. C’est ainsi que sur les 32 communautés de l’Alliance des Eglises Evangéliques Interdépendantes (AEEI), huit n’ont ou ne vont bientôt plus avoir de pasteur. Face à ce constat, les Assemblées de Dieu (ADD) font un peu exception. Christian Blanc, président de l’UNADF, l’exprime ainsi: «Pour nous, les choses vont assez bien sur ce point. Nous arrivons globalement à nous équilibrer et ne rencontrons pas de problème majeur.»

Défi croissant
Pour autant, quelle que soit la situation actuelle, le sujet ne peut que prendre davantage d’ampleur dans les années à venir. Christophe Paya, professeur de théologie pratique et doyen de la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine (FLTE), soulève notamment deux facteurs qui vont inéluctablement peser sur le besoin de serviteurs à plein temps: «D’une part, on s’aperçoit que dans les années qui viennent on a une génération de gens très engagés qui vont partir à la retraite, en particulier dans la partie dite classique du mouvement évangélique.
D’autre part, les mouvements d’implantations sont en augmentation de tous côtés et vont susciter des besoins.»

Un ordre de grandeur
Face à ces défis, le nombre d’étudiants qui se forment actuellement en théologie ne permettrait pas de répondre à la demande émanant des Eglises. Pour y pallier, il faudrait qu’il y ait 80 nouveaux diplômés chaque année. Cette hypothèse est avancée par Daniel Liechti, pasteur des Eglises Perspectives et président de la commission d’implantation d’Eglises nouvelles du CNEF.
Il souligne que «du seul fait des départs à la retraite, il faudrait trouver par an en moyenne 45 nouveaux ministères pastoraux à plein temps». Et si les évangéliques souhaitent au minimum maintenir leur dynamique d’implantation actuelle, il faut ajouter à ce chiffre celui des trente-cinq nouvelles Eglises qui voient le jour chaque année. «C’est purement arithmétique mais ça donne un ordre de grandeur», conclut-il.

La situation en Suisse
En Suisse, le réseau évangélique (RES) s’est récemment penché sur la question de la relève. Il a ainsi effectué un sondage auprès de ses responsables d’Eglises et d’œuvres au printemps 2018. Celui-ci est accessible sur leur site internet.
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