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Les Églises évangéliques ne sont pas des sectes

 
22.10.07 - Les Églises évangéliques souffrent encore de l’ignorance et de stéréotypes entretenus dans les médias. Quelques faits qui tordent le cou au cliché.
Analyse des risques de dérives toujours possibles
D’après un sondage réalisé l’an dernier, 10% des Suisses pensent encore que les évangéliques sont une secte, même si ces derniers sont bien insérés dans le tissu social helvétique, jusqu’aux chambres fédérales et malgré l’évolution positive de leur image dans les médias.
En France, une telle statistique n’a pas encore été réalisée, mais le pourcentage pourrait facilement tripler, en particulier si la question ne comporte pas le terme «protestant». Le climat anti-minorités religieuses de vieille tradition est bien vivant et l’image véhiculée par les médias ne sort pas du cliché des groupes influents à la Maison-Blanche et des exagérations de mouvements charismatiques.
Dans le domaine des ressources humaines, on dit volontiers que les deux soupçons les plus ruineux pour une carrière professionnelle sont celui de la pédophilie ou de l’appartenance à une secte. Dans ce contexte, on comprend aisément les efforts entrepris par les évangéliques pour décliner leur identité et leur fonctionnement, à l’instar de la brochure Qui sont les évangéliques? Publiée par la Fédération
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Secte: un mot piégé

Le mot «secte» se prête à plusieurs définitions. Son sens peut-être chrétien («fausse foi»), sociologique-descriptif (on parle aussi de nouveau mouvement religieux) et dangerosité, dans le cas de l’Ordre du Temple Solaire. Cette dernière acception est souvent galvaudée dans un discours polémique ou de propagande. Dans le climat français, tout ce qui sort du dogme institué risque un jour ou l’autre le label de secte. Il subsiste une vision pathologique des minorités religieuses, dixit le sociologue Fabrice Desplan. C’est ainsi que la Miviludes reste en froid avec les sociologues du religieux, ces derniers critiquant son approche doctrinaire et le fait qu’elle soit livrée aux législateurs soumis aux intérêts électoraux et aux associations qui ont des comptes à régler. Un recherche sur internet démontre toutefois que le couple «secte évangélique» est rare (1820) et qu’il émane de l’extrême-gauche altermondialiste, de la presse du Maghreb, parfois aussi de catholiques traditionalistes.
 

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