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Le féminisme, une menace pour le corps de Christ?

Le féminisme, une menace pour le corps de Christ?
 
19.02.18 - Revenu à la lumière suite aux phénomènes #MeToo et Femen de ces derniers temps, le féminisme continue de susciter diverses réactions et les milieux chrétiens ne sont pas épargnés. Dans l’Eglise, le mot semble susciter la peur. Coup de projecteur.
«Aujourd’hui, un féminisme biblique semble possible, dans une démarche de pardon et de réconciliation», estime Tom Bloomer, recteur international de l’Université des Nations de Jeunesse en mission.

Deux facettes
C’est dans cette optique qu’il aborde la traditionnelle journée internationale des Droits de la femme du 8 mars. Le recteur a toujours œuvré pour que les femmes soient représentées à égalité des hommes dans le corps enseignant de son université. Il constate une évolution positive à travers l’histoire: «A ses débuts, le féminisme était virulent, ce qui est compréhensible compte tenu des injustices subies pendant des millénaires. Mais les filles des premières féministes semblent pacifiées.»
Se basant sur l’épître de Jacques, il rappelle qu’il existe deux sortes de sagesse: celle qui est «terrestre, diabolique, animée d’une rivalité amère et d’un esprit de dispute» et la «sagesse d’en haut, pure, pacifique, modérée, conciliante, etc.» Pour lui, le féminisme peut appartenir aux deux catégories.

Le féminisme selon Jésus
Joëlle Sutter-Razanajohary est pasteure baptiste en France, co-animatrice du blog Servir ensemble. Elle a accédé au ministère pastoral après une âpre lutte intérieure, bravant le mépris et l’opposition rencontrés dans les milieux évangéliques. Elle a même reçu un jour une menace de mort sur un réseau social chrétien.
Pour elle, les Eglises ont tendance à comprendre le féminisme comme «un désir de la femme de sortir du plan de Dieu, donc comme une rébellion».
Mais pour elle, le plan de Dieu, c’est bien qu’hommes et femmes puissent servir Dieu et leur prochain ensemble, dans la «soumission mutuelle» décrite en Ephésiens 5. Elle regrette la violence du féminisme tel qu’il se déploie dans le monde, la virulence des Femen, leur mépris de la religion. Mais elle estime que ce féminisme-là perdurera tant que l’Eglise ne permettra pas aux femmes et aux hommes de servir pleinement ensemble. Selon Joëlle Sutter-Razanajohary, «chaque fois que Jésus a rencontré une femme, il lui a rendu ses droits humains et l’a élevée au rang de partenaire et de collaboratrice. Si ce n’est pas ça, le féminisme, c’est quoi?
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Pas féministes, les théologiennes

Jéma Taboyan, cinquante-deux ans, est pasteure de l’Eglise libre de Valence depuis sept ans. Pourtant, cela fait trente ans qu’elle est «engagée dans le ministère». Les Eglises évangéliques arméniennes qui l’ont vu grandir avaient bien reconnu son appel. «Elles ont même financé ma formation théologique et ont créé un poste de responsable jeunesse sur mesure pour moi.»

Jéma Taboyan a occupé ce poste d’abord à plein temps, puis à mi-temps.
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