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Le dangereux avènement des robots tueurs

Le dangereux avènement des robots tueurs
 
23.04.18 - Suite aux inquiétudes soulevées à l’ONU fin 2017, de nombreux pays se sont récemment opposés à l’utilisation de robots tueurs. Mais cette arme révolutionnaire séduit dangereusement les nations en guerre. Un appel à la vigilance. Analyse.
Le soldat SGR-A1 doit veiller de longues heures la nuit, le long de la zone démilitarisée entre les deux Corées et peut tirer à vue sur toute personne non autorisée cherchant à traverser la frontière. Contrairement aux autres soldats, il n’est jamais fatigué, n’a pas de baisse de vigilance, il ne ressent ni le froid ni la faim, il n’est pas rémunéré et n’a aucun état d’âme. Pour cause: c’est un robot. Développé par Samsung depuis 2006, il est le premier de ce que l’on appelle une «arme létale autonome», ou «robot tueur».


Prises de position claires
Fin 2017, l’ONU a consacré un débat d’experts à ces prodiges issus de l’intelligence artificielle, qui prennent la forme de petits drones. A cette occasion, trois mille scientifiques ont signé une pétition contre leur développement, dont les célèbres Elon Musk et Stephen Hawkings. Ils ont été rejoints par 17 000 intellectuels et des ONG de lutte pour les Droits humains.
Depuis, vingt-deux pays ont pris position contre les robots tueurs, notamment la France et l’Allemagne. Mais d’autres nations sont réputées pour leur développement: Etats-Unis, Chine, Israël, Corée du Sud, Russie et Royaume-Uni. Elles y voient de belles possibilités pour lutter contre le terrorisme. Mais qu’arriverait-il si ces robots-soldats tombaient aux mains de terroristes?

Question éthique avant tout
«Dans presque toute question de ce genre, il y a “une part de bien”», reconnaît Louis Schweitzer, théologien et éthicien baptiste. «Où mettre la frontière? Car on nous présentera toujours le bon côté des choses.
(...)
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