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La vie après la mort, ce que les chiffres révèlent

La vie après la mort, ce que les chiffres révèlent
 
22.10.18 - Que se passe-t-il après la mort? C’est la question posée par un sondage exclusif de l’institut Link réalisé pour le «Christianisme Aujourd’hui». Enfer ou paradis... ou rien? Une analyse de ces résultats parfois étonnants. Dossier.
Près d’un Suisse sur deux croit en l’existence d’une vie après la mort. «Sur la nature de cette vie posthume, la population est néanmoins très partagée», décrit le philosophe Alexis Masson, à qui les résultats du sondage exclusif commandé par le Christianisme Aujourd’hui à l’institut Link ont été soumis. «Certains adoptent des conceptions assez classiques. Moins d’un cinquième des Suisses croient au paradis et un dixième à l’enfer. D’autres préfèrent des conceptions moins communes. 7% croient en un monde sans Dieu dans lequel ils retrouveront leurs proches, 9% croient en la réincarnation. 17% se font une autre opinion encore sur la vie après la mort» (graphique ci-contre).
Pour Laurent Amiotte-Suchet, sociologue des religions à l’Université de Lausanne, les résultats du sondage répartissent la population en trois catégories quasiment égales: «Un tiers des personnes répondent “rien”, un tiers “quelque chose”, un dernier tiers “autre chose”.»

Différences entre les groupes
Il existe néanmoins de fortes disparités entre les hommes et les femmes sur ces questions. Ainsi, presque la moitié des hommes pensent qu’il ne se passe rien après la mort, alors que moins d’un tiers des femmes sont du même avis (graphique page 15).
Malgré cela, les chiffres sont identiques entre les sexes sur la croyance dans le paradis et l’enfer.
Sur cette question, c’est davantage au niveau des générations que des différences apparaissent. Les personnes les plus âgées, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, sont deux fois moins nombreuses à croire qu’il existe un paradis ou un enfer après la mort. Parallèlement, cette même tranche d’âge pense davantage qu’il n’y a rien après la mort que le reste de l’échantillon de la population interrogée. Les trentenaires et les jeunes quadragénaires sont ceux qui croient le moins au néant après la vie, avec moins d’un tiers de réponses positives.

Identité religieuse choisie
«Il faut avouer que certains chiffres sont surprenants», s’étonne Alexis Masson. «L’écart entre la croyance en une vie après la mort et la croyance au paradis est considérable.» En France, selon l’European Values Study (EVS) de 2008, 39% des Français croient en la vie après la mort et 35% croient au paradis. «L’écart est nettement moins important. Les Suisses sont donc beaucoup plus nombreux à croire en une vie après la mort, mais beaucoup moins nombreux à croire au paradis.»
«Le dixième qui croit au paradis et à l’enfer correspond aux 10%-15% de chrétiens pratiquants que compte la Suisse», affirme Olivier Favre, pasteur évangélique et sociologue. «Les 46% qui déclarent croire en Dieu n’y croient pas au sens chrétien, monothéiste du terme, comme plusieurs enquêtes l’ont montré.
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