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La Guerre des six jours n’a pas modifié l’interprétation biblique

La Guerre des six jours n’a pas modifié l’interprétation biblique
 
22.05.17 - La victoire israélienne de 1967 et la fin de l’occupation de Jérusalem ont suscité à l’époque un grand enthousiasme apocalyptique puis un rapide contre-feu. 50 ans après, les fronts théologiques restent globalement les mêmes.
Cinquante ans après, le succès majeur d’Israël lors de la Guerre des Six jours force toujours le respect des observateurs du Proche-Orient. Début juin 1967, le jeune Etat hébreu réagissait au blocus maritime du détroit de Tiran par une attaque surprise qui a détruit en quelques heures la moitié des forces aériennes arabes. Cinq jours plus tard, les armées de terre étaient à leur tour défaites. En une semaine, l’Etat d’Israël triplait son territoire et surtout, récupérait sa capitale historique, Jérusalem.

Cette victoire militaire a assis l’autorité de l’Etat hébreu au Proche-Orient. C’est là la partie visible «de l’iceberg». Car ce conflit armé a aussi divisé les évangéliques quant à leur interprétation des prophéties bibliques, une partition théologique qui n’a plus évolué depuis, avance Jean-Marc Thobois, éditeur depuis 1977 du périodique Keren Israël.

L’engouement initial a cédé à la politique
La création d’Israël en 1948, une génération plus tôt, avait été perçue «des darbystes les plus étroits jusqu’aux charismatiques les plus échevelés, comme la première étape de l’accomplissement des prophéties», avance Jean-Marc Thobois. Il en est allé autrement de la Guerre des Six jours. «On a alors assisté à une interprétation en deux temps de l’actualité.
Une vague d’enthousiasme, puis un revirement. L’enthousiasme a gagné les évangéliques qui ont vu, dans la prise de la vieille ville de Jérusalem, avec le Mur des Lamentations et le Mont du Temple, l’accomplissement de Luc 21, 24», détaille le pasteur spécialiste d’Israël. Cette parole de Jésus annonçait en effet que lorsque Jérusalem ne serait plus «foulée aux pieds» (occupée), le «temps des nations» s’achèverait; ce serait une «étape déterminante avant le retour de Jésus», explique Michel Sommer, théologien au Centre de Formation du Bienenberg.

Mais l’engouement initial a vite cédé la place à une autre réaction, «sous l’influence de la propagande soviétique qui a créé de toutes pièces un soi-disant peuple palestinien qui n’avait jamais existé», se souvient Jean-Marc Thobois. «Le discours du général de Gaulle, en novembre 1967, qualifiant Israël de pays sûr de lui et de dominateur a aussi alimenté la remise en question.
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Illustration/Photo: © Ixène
 
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«L’exemple de la Guerre des Six jours constitue un avertissement contre la tentative de croire que nous maîtrisons les prophéties sur la base du premier sentiment, de la première impression», rappelle Henri Blocher. Les prophéties bibliques, un genre littéraire particulier, ne sont pas faciles à décrypter. Le théologien rappelle que le Réformateur Luther avait lui aussi échoué dans ce registre, en prédisant le retour du Christ pour 1558.
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