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La convention des Droits de l’enfant, trente ans après

La convention des Droits de l’enfant, trente ans après
 
18.11.19 - Le texte signé en 1989 (après une première mouture datant de 1959) reste pleinement actuel, les enfants souffrant toujours des multiples crises. Du côté des Eglises, la promotion de ces droits peut encore s’étendre. Analyse.
Cette année marque les trente ans de la Convention internationale des Droits de l’enfant (CIDE). Ce document a favorisé des progrès dans le monde et eu des répercussions sur le travail des ONG chrétiennes.
«Le taux de mortalité des moins de cinq ans a été réduit de moitié ces trente dernières années. Alors que 120 millions d’enfants n’avaient pas accès à un enseignement primaire en 1989, ce chiffre est tombé à moins de 64 millions en 2017» commente Camille Romain des Boscs, directrice de l’ONG Vision du monde. Grâce à cette convention, les enfants sont mieux soignés, nourris, éduqués et protégés contre l’exploitation économique, les châtiments corporels et le mariage forcé. Sur le plan des mentalités, «la CIDE a permis de reconnaître que les enfants ont leurs propres droits, voix et liberté d’action et de changer durablement la façon dont ils sont perçus» détaille encore Camille Romain des Boscs.
Pour Daniel Hillion, responsable au SEL France, la CIDE offre un outil de référence qui assoit la légitimité des efforts des ONG engagées pour l’enfance et de leur combat tant auprès du grand public que des autorités. «Etant juridiquement contraignant, ce texte peut constituer un point d’appui pour une démarche de plaidoyer: demander aux Etats de respecter les engagements qu’ils ont pris.»

Les enfants restent globalement vulnérables
Toutefois, le travail, la traite et l’enrôlement armé des enfants ou encore l’excision persistent. Comment l’expliquer?
«La multiplication des crises et notre monde en perpétuelle mutation entravent gravement l’application des droits de l’enfant» analyse Camille Romain des Boscs. Les gouvernements trouvent plus commode d’ignorer les enfants vulnérables, selon cette dernière. Et même lorsque la bonne volonté existe, le manque de ressources et les conditions sur le terrain rendent souvent difficile l’amélioration de la situation. «L’un des facteurs clés est un manque d’investissements publics dans les services d’importance critique pour les enfants. Dans les pays les plus pauvres, l’aide étrangère joue un rôle crucial, car elle complète les ressources nationales» note encore la directrice d’ONG.
Pour Daniel Hillion, la lutte contre les injustices dont sont victimes les enfants est un travail de longue haleine: «Les grandes améliorations sociales ne peuvent être que l’effet conjugué d’améliorations structurelles (meilleures lois et mises en œuvre) et d’un changement du cœur humain. C’est même ce dernier qui est le plus important.
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Illustration/Photo: © Vision du monde
 
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Le plus ratifié au monde

Que l’enfant ait des droits est très récent, au regard de l’histoire. Dans l’Antiquité et durant des siècles, les enfants ont été considérés comme des adultes non-finis. En écrivant l’Emile en 1762, Rousseau a contribué à faire évoluer la place de l’enfant dans la société.
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