L'article
L'unité relève de quatre critères
20.02.12 - Le théologien Henri Blocher donne une définition de l’unité.
Cet article fait partie de notre Gros Plan, dont les autres textes sont à consulter sur ce site.
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Le CNEF affiche une belle unité, même si nous savons tous qu’elle est loin d’être acquise sur de nombreux plans. Comment décririez-vous le mieux l’unité des évangéliques aujourd’hui ?
Théologiquement, le premier élément d’unité est constitué par le lien surnaturel établi par le Saint-Esprit entre tous les croyants authentiques et régénérés. Ce lien s’étend à des chrétiens non-évangéliques.
Parallèlement, l’unité marquée par une profession commune et la possibilité d’adopter des institutions communes, tel le CNEF, relève parallèlement de quatre critères : le biblicisme, la centralité de la croix, la conversion et le militantisme.
Enoncés par le professeur David Bebbington, ils confèrent une véritable physionomie évangélique, que l’on repère aussi bien chez les pentecôtistes que chez les évangéliques classiques. Ces caractéristiques assurent une unité de style, de forme d’expression évangélique et unissent effectivement les différentes composantes du mouvement protestant.
Cette unité sera-t-elle suffisante pour aborder la diversité des positions dans les dialogues communs ?
Une chose est certaine : malgré une unité réelle, les unions sont rares. Pourtant, dès le 19e siècle, un élan de rapprochement et de collaboration a été amorcé, par le Réveil et par la création de l’Alliance Evangélique. Cet élan a été prolongé par Billy Graham et ses grandes compagnes d’évangélisation et par les écrits de John Stott dans la seconde moitié du vingtième siècle.
Si, autrefois, le pouvoir social permettait à chacun de bétonner sa position, les temps ont changé. La sécularisation de l’Occident, qui a fragilisé l’influence sociale de l’ensemble du protestantisme, la croissance missionnaire sur d’autres continents et la relativisation des questions doctrinales ont favorisé cette unité. Nous en sommes arrivés à une acceptation franche et massive d’une collaboration entre pentecôtistes et non-pentecôtistes.
Quel est le domaine d’unité privilégié des évangéliques ?
Les trois congrès de Lausanne et la convention du CNEF ont mis l’accent sur l’évangélisation, domaine où les évangéliques se retrouvent le plus facilement.
Propos recueillis par Christian Willi
Théologiquement, le premier élément d’unité est constitué par le lien surnaturel établi par le Saint-Esprit entre tous les croyants authentiques et régénérés. Ce lien s’étend à des chrétiens non-évangéliques.
Parallèlement, l’unité marquée par une profession commune et la possibilité d’adopter des institutions communes, tel le CNEF, relève parallèlement de quatre critères : le biblicisme, la centralité de la croix, la conversion et le militantisme.
Enoncés par le professeur David Bebbington, ils confèrent une véritable physionomie évangélique, que l’on repère aussi bien chez les pentecôtistes que chez les évangéliques classiques. Ces caractéristiques assurent une unité de style, de forme d’expression évangélique et unissent effectivement les différentes composantes du mouvement protestant.
Cette unité sera-t-elle suffisante pour aborder la diversité des positions dans les dialogues communs ?
Une chose est certaine : malgré une unité réelle, les unions sont rares. Pourtant, dès le 19e siècle, un élan de rapprochement et de collaboration a été amorcé, par le Réveil et par la création de l’Alliance Evangélique. Cet élan a été prolongé par Billy Graham et ses grandes compagnes d’évangélisation et par les écrits de John Stott dans la seconde moitié du vingtième siècle.
Si, autrefois, le pouvoir social permettait à chacun de bétonner sa position, les temps ont changé. La sécularisation de l’Occident, qui a fragilisé l’influence sociale de l’ensemble du protestantisme, la croissance missionnaire sur d’autres continents et la relativisation des questions doctrinales ont favorisé cette unité. Nous en sommes arrivés à une acceptation franche et massive d’une collaboration entre pentecôtistes et non-pentecôtistes.
Quel est le domaine d’unité privilégié des évangéliques ?
Les trois congrès de Lausanne et la convention du CNEF ont mis l’accent sur l’évangélisation, domaine où les évangéliques se retrouvent le plus facilement.
Propos recueillis par Christian Willi
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