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G8, G20, Copenhague: le pouvoir se déplace
17.11.09 - 2009 a été une année de sommets internationaux à répétition. A gauche, on déplore leur carence démocratique, sans remettre fondamentalement en question la tendance. La mondialisation poursuit sa marche
Les sommets internationaux se sont succédé à un rythme effréné en 2009. Avant le sommet climatique de Copenhague du mois de décembre, les chefs d’Etat, leurs ministres ou les diplomates européens auront déjà participé au sommet extraordinaire de l’Union Européenne (UE), aux rencontres du G8 et du G20 en passant par l’assemblée générale des Nations Unies pour ne citer que les plus importants.
Au menu des discussions: l’élection de l’homme fort de l’UE à Bruxelles, l’après-Kyoto au Danemark, la résolution de la crise financière et économique à Londres, à Pittsburgh et à Saint-Andrews, en Ecosse, la crise nucléaire avec l’Iran ou encore la paix au Proche-Orient à New York.
Concentration du pouvoir
Sur le plan économique, même s’ils ne rassurent pas complètement, les premiers résultats sont tangibles.
Ces nouvelles instances produisent des décisions. Mais la concentration du pouvoir n’est pas du goût de chacun. Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne, rappelle sur un blog que la jeune plateforme du G20, encore très contestée il y a un an ou deux et convoquée dans la hâte ce printemps face à l’ampleur de la crise, constitue un «abus de pouvoir»: «10,5% des pays du monde décident pour les 89,5% restants. Et ces presque 90% de pays tenus à l’écart de la table des très grands ne disposent que de 15% de la richesse mondiale. Pourtant ils représentent 35% de la population mondiale!».
(...)Au menu des discussions: l’élection de l’homme fort de l’UE à Bruxelles, l’après-Kyoto au Danemark, la résolution de la crise financière et économique à Londres, à Pittsburgh et à Saint-Andrews, en Ecosse, la crise nucléaire avec l’Iran ou encore la paix au Proche-Orient à New York.
Concentration du pouvoir
Sur le plan économique, même s’ils ne rassurent pas complètement, les premiers résultats sont tangibles.
Un vaste programme de relance a été lancé, fondé sur un soutien concerté à l’économie, une coopération de la politique, des efforts d’harmonisation fiscale et une surveillance mutuelle. Le plus dur de la crise est désormais derrière, d’après les ministres des finances du G20. Pourtant, selon la formule bien connue, l’étatisation des dettes et la privatisation des profits auxquelles on assiste ne peuvent constituer une solution sur le long terme.
Ces nouvelles instances produisent des décisions. Mais la concentration du pouvoir n’est pas du goût de chacun. Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne, rappelle sur un blog que la jeune plateforme du G20, encore très contestée il y a un an ou deux et convoquée dans la hâte ce printemps face à l’ampleur de la crise, constitue un «abus de pouvoir»: «10,5% des pays du monde décident pour les 89,5% restants. Et ces presque 90% de pays tenus à l’écart de la table des très grands ne disposent que de 15% de la richesse mondiale. Pourtant ils représentent 35% de la population mondiale!».
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Illustration/Photo: © Alliance PresseEn savoir plus
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Comment expliquez-vous la multiplication des sommets internationaux?
Nous sommes face à des problèmes de vieillissement, de migrations, de finances publiques, de répartitions des richesses entre le Nord et le Sud, de raréfaction de matières premières comme le pétrole, de récession avec le chômage: il est difficile de trouver des solutions à des problèmes politiques toujours plus continentaux, internationaux et mondiaux.
Dans ce retour de l’Etat, quel rôle a joué la faillite de l’économie privée?
Les peuples sont devenus beaucoup plus sécuritaires qu’ils ne l’étaient il y a encore cinq ou dix ans et ce, pour trois raisons.
La première est d’ordre psychologique.
(...)
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