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Et si l'écologie ne se réglait pas par la politique?

Et si l'écologie ne se réglait pas par la politique?
 
22.06.15 - Michel Maxime Egger n’est pas un Vert comme les autres. Face au défi écologique, l’auteur de «Soigner l’esprit, guérir la terre» (éd. Labor et Fides) nous invite à changer complètement notre conception de la nature. Sa théorie de l’éco-spiritualité
est un appel à la cohérence intérieure avant tout.
«Chacun de nous est la clé de la crise environnementale actuelle». Michel Maxime Egger propose une vision audacieuse de l’écologie, à l’heure où les préparatifs de la Conférence sur les changements climatiques qui aura lieu à Paris en décembre battent leur plein. Son discours tranche avec «la rengaine écolo maintes fois entendue». Bien sûr, il partage avec les Verts le souci des mesures à prendre à l’échelle sociétale pour endiguer les effets indésirables de l’activité humaine sur la nature. Mais pour lui, «la bonne volonté politique ne suffit pas. En effet, elle ne permet pas d’aller jusqu’aux racines de la crise écologique». La solution passe par une «conversion intérieure de chacun» et le développement d’une éco-spiritualité, affirme le croyant orthodoxe, auteur de plusieurs livres, dont Soigner l’esprit, guérir la Terre (Labor et Fides).

Stock de ressources
Mais commençons par le début: «Nous avons trop longtemps développé une compréhension dualiste de l’environnement», analyse-t-il. «La faute en incombe au paradigme de la modernité occidentale, apparu à la fin du Moyen Age. Dieu a été expulsé de la nature dans une transcendance plus ou moins inaccessible».
En d’autres termes, cette conception creuse un fossé entre Dieu et sa création. Conséquence, la terre a progressivement été réduite au statut de stock de ressources au service de la société. Tout le système économique actuel repose sur cette perception matérialiste et utilitariste. Devant la menace de réchauffement climatique et des effets indésirables de la pollution, nous avons opté pour une éthique écologique. Nos sociétés se sont mises à chercher «comment passer d’un usage abusif et déraisonnable à un usage raisonnable et non abusif de la nature. Le problème, c’est que le statut de la nature, lui, n’a pas changé. Elle est restée un stock de ressources».

Une éco-spiritualité
Voilà pour le constat. Mais que faudrait-il faire autrement et quel rôle incombe à chacun de nous, au-delà des éco-gestes quotidiens auxquels les autorités nous appellent? Michel Maxime Egger invite d’emblée à ne pas verser dans l’excès inverse, à savoir «dans un panthéisme divinisant totalement la nature.
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