Invité de la rédaction

Dette de l’Afrique: on demande des actes (Parti pris)

Dette de l’Afrique: on demande des actes (Parti pris)
 
18.05.20 - Invité de la rédaction - Le Pape puis Emmanuel Macron ont appelé à réduire la dette des pays africains en pleine crise du Covid. Entre bonnes volontés et réalités économiques, retour sur un scandale financier historique.
Peu de spectateurs s’attendaient à une telle annonce, le 13 avril, en plein discours sur la situation de la France: le Président de la République a déclaré que «nous devons aussi savoir aider nos voisins d’Afrique à lutter contre le virus plus efficacement, les aider aussi sur le plan économique en annulant massivement leur dette.» La veille, c’est le pape François qui avait demandé dans son message de Pâques de «réduire» voire «d’annuler» ladite dette des pays pauvres. Le Jubilé est-il pour autant à la porte?

Une fenêtre ouverte par les pétrodollars
L’origine de l’endettement des pays en développement remonte à la période qui a fait suite à la crise pétrolière de 1973.
L’afflux des pétrodollars dans les banques les poussent à octroyer de nombreux prêts aux pays en développement. Malheureusement, très peu de contrôles sont exercés sur ces emprunts à taux variables et leurs taux d’intérêts augmentent. En parallèle, le prix des matières premières agricoles (café, thé, cacao, etc.) exportées par les pays africains chute et ce manque à gagner les prive des moyens de rembourser leurs dettes. Une spirale négative s’enclenche. Les pays en développement en viennent à réduire leurs dépenses sociales et à devoir emprunter pour rembourser leurs emprunts!
L’un des éléments problématiques de ce dossier est le fait que ces emprunts ont été contractés en bonne partie par des régimes corrompus voire des dictatures et qu’ils ont été encouragés par des banques et institutions financières internationales. Les fonds mis à disposition n’ont donc pas toujours servi au développement des pays concernés, mais plutôt à des objectifs étrangers aux intérêts des nations concernées et de leur population. Certains organismes parlent ainsi de «dette odieuse».

Quand la dette est remboursée et que les intérêts courent toujours
Suite à une mobilisation de la société civile au tournant des années 2000, des actions ont été prises au niveau international pour alléger le fardeau des pays pauvres très endettés (PPTE). Grâce à cette initiative et le temps passant, des améliorations ont pu progressivement être constatées.
(...)
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