L'article

Derniers défenseurs d'une tribu amazonienne

 
17.08.10 - Poumon vert de la Planète, l’Amazonie est en péril comme le sont, aujourd’hui, les indigènes Vale do Javari, décimés au nom de l’exploitation forestière et des trafics en tout genre. La FUNAI, la Fondation de l’Indien, unique médiateur entre indiens et Blancs et dernier rempart pour les premiers, est dans le collimateur de l’administration. Les intrusions répétées dans les réserves indiennes visent à disposer des terres encore vierges. Bravant menaces et dangers, une tribu défie depuis six mois le gouvernement en se rassemblant devant le Palais gouvernemental. Ces pauvres d’entre les pauvres ont trouvé le soutien d’Eglises pentecôtistes de la région et s’ouvrent à l’Evangile
Qui n’a pas un jour rêvé de la verte Amazonie? De ses terres mythiques encore vierges, de ses forêts épaisses et humides, de ses contrées sauvages? Hélas, la fin de cet eldorado tant convoité semble, inexorablement annoncée et avec elle, la possible disparition de l’humanité entière. Les chiffres sont plus qu’alarmants: si depuis plus de quinze ans, il disparaît chaque année quelque 80 000 km² de forêt, l’Amazonie est bien la principale victime de cette déforestation sauvage, anarchique. C’est l’équivalent d’un terrain de foot qui disparaît toutes les sept secondes. A ce rythme assassin, il n’existera plus de forêts primaires en Equateur en 2070. Les experts estiment qu’en 2150, l’Amazonie aura totalement disparu.

Tribus coupées du monde
Le poumon vert de la Terre, victime de la folie des hommes, est l’enjeu d’intérêts politiques sans limite. La forêt amazonienne représente encore 8 millions de km². Au 16e siècle, entre 5 et 7 millions d’indigènes vivaient encore en Amazonie. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’un million.

La plupart d’entre eux meurt de maladies importées de la ville, d’autres périssent dans des pogroms orchestrés par des «propriétaires terriens» et trafiquants en tout genre. Parmi les rares survivants, les indigènes Vale do Javari (de la vallée de Javari), l’une des plus grandes réserves d’indigènes du Brésil. Ceux-ci doivent leur nom à la rivière Javari, qui coule à la limite du Pérou. Au dernier recensement, ils étaient encore trois mille individus, toutes ethnies confondues (Matis, Matsés, Kulina, Mayoruna, etc.).

Parmi eux, 1500 n’ont jamais été approchés par l’homme blanc. C’est le cas des indigènes des tribus de Rio Ouixito, d’Itaquai, de Jandiatuba ou encore de Rio Branco. Ces groupes vivent dans des réserves, répartis dans dix-neuf villages, ils n’ont pu être identifiés que depuis le ciel. Certains sont approchables par la rivière, après trente heures de descente minimum depuis la ville la plus proche.
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