L'article
De la folie à l’allergie de la Croix
16.10.09 - La prédication de la Croix est une folie pour ceux qui périssent, disait l’apôtre Paul. Deux pasteurs et théologiens plaident pour redonner sa place centrale à ce message aussi incon-tournable que difficile, de peur que les chrétiens passent eux aussi du côté de «ceux qui périssent» en pensant que la croix appartient au Christ seul et au passé
Qu’est-ce qui vous fait dire que la Croix est oubliée?
(Philippe Decorvet) Le peu de prédications et le peu de chants qui lui sont consacrés! Aujourd’hui, l’hymnologie et les séminaires sont surtout consacrés au combat spirituel, à la victoire ou encore à l’intimité affective avec Dieu. L’apôtre Paul, lui, ne voulait savoir qu’une chose: la Croix de Jésus-Christ.
(Thierry Juvet) En effet et sans vouloir généraliser, la recherche spirituelle actuelle est portée sur le prophétisme ou la guérison. Ce sont comme des bulles gonflées à l’hélium, mais qu’on a oublié d’attacher à la Croix de Golgotha. J’ai rarement vu des séminaires qui invitent à vivre la «crucifixion de notre chair»! On a tendance à oublier que la Croix est le paroxysme de la puissance divine, à savoir que lorsque le Christ est le plus faible, c’est là qu’il a été le plus fort. C’est un message difficile à expliquer de nos jours.
Comment en est-on arrivé là?
(TJ) A force d’en faire un signe, d’en ériger partout, la Croix a été associée à un signe comme le grand M de MacDo. Cette banalisation a peut-être fait perdre à l’Eglise son sens fondamental.
(PD) Historiquement, les premiers chrétiens utilisaient plutôt le paon, signe de la résurrection, le berger ou encore «ichthus», le poisson. Pourtant, c’est ensuite la Croix qui s’est imposée à l’Eglise. Mais pour de nombreuses personnes, elle est surtout synonyme de mort, de cimetière. Ne nous leurrons pas: la Croix et son message de mort à soi-même n’ont jamais été populaires. L’apôtre Paul l’a dit: c’est un élément scandaleux.
(...)(Philippe Decorvet) Le peu de prédications et le peu de chants qui lui sont consacrés! Aujourd’hui, l’hymnologie et les séminaires sont surtout consacrés au combat spirituel, à la victoire ou encore à l’intimité affective avec Dieu. L’apôtre Paul, lui, ne voulait savoir qu’une chose: la Croix de Jésus-Christ.
(Thierry Juvet) En effet et sans vouloir généraliser, la recherche spirituelle actuelle est portée sur le prophétisme ou la guérison. Ce sont comme des bulles gonflées à l’hélium, mais qu’on a oublié d’attacher à la Croix de Golgotha. J’ai rarement vu des séminaires qui invitent à vivre la «crucifixion de notre chair»! On a tendance à oublier que la Croix est le paroxysme de la puissance divine, à savoir que lorsque le Christ est le plus faible, c’est là qu’il a été le plus fort. C’est un message difficile à expliquer de nos jours.
Comment en est-on arrivé là?
(TJ) A force d’en faire un signe, d’en ériger partout, la Croix a été associée à un signe comme le grand M de MacDo. Cette banalisation a peut-être fait perdre à l’Eglise son sens fondamental.
(PD) Historiquement, les premiers chrétiens utilisaient plutôt le paon, signe de la résurrection, le berger ou encore «ichthus», le poisson. Pourtant, c’est ensuite la Croix qui s’est imposée à l’Eglise. Mais pour de nombreuses personnes, elle est surtout synonyme de mort, de cimetière. Ne nous leurrons pas: la Croix et son message de mort à soi-même n’ont jamais été populaires. L’apôtre Paul l’a dit: c’est un élément scandaleux.
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