L'article

Dave Bookless, une vision biblique de l’écologie

Dave Bookless, une vision biblique de l’écologie
 
23.12.19 - Le théologien d’A Rocha était l’orateur principal d’une journée de réflexion à la HET-PRO. Les différents intervenants ont cherché à replacer l’environnement dans le projet de Dieu et articuler la spécificité chrétienne face aux écospiritualités actuelles. Echos.
Clin d’œil du calendrier, c’est le 20 novembre, à la période où l’intérêt des Suisses pour les questions environnementales se traduisait dans les urnes, que la HET-PRO organisait, avec StopPauvreté, une journée de réflexion intitulée «Planète: se soucier de la terre ou se soucier des hommes?»

Centaine de participants
Dave Bookless (photo médaillon), directeur théologique de l’organisation chrétienne pour la préservation de la nature A Rocha International et auteur de plusieurs livres dont Un Dieu zéro déchet (coédition), était le principal orateur de cette journée. D’autres intervenants issus des milieux agricole, social et théologique, tels Frédéric Hamman (professeur à la HET-PRO), Claude-Eric Dufour (viniculteur), le major Jacques Donzé (Armée du Salut) et David Sauter (médecin et conseiller à Medair), ont partagé leurs défis et les stratégies mises en place sur le terrain. StopPauvreté, en lien direct avec la thématique de cette journée, était représenté par son coordinateur Alexis Bourgeois (lire en page 45) et son fondateur Jean-Daniel André.
Une centaine de personnes, dont quinze étudiants de la HET-PRO, se sont retrouvées pour réfléchir à la question du rapport entre écologie, être humain et théologie.
Dave Bookless a dressé le tableau global de la mission de Dieu envers sa Création. Partant du constat que notre monde est brisé et la Création en souffrance, il a démontré, statistiques à l’appui, l’impact négatif d’une surconsommation sur l’environnement, l’économie et le social.
Les 20% de la population mondiale les plus riches consomment 16 fois plus que les 20% les plus vulnérables. Cette surconsommation s’accompagne des effets bien connus que sont les changements climatiques, la pollution par les composés azotés et les phosphates et, surtout, la perte de la biodiversité qui est, selon lui, plus alarmante encore.

L’homme n’est pas au centre de la Création
Comment le chrétien est-il appelé à réagir?
Si la militance écologiste suscite une part de méfiance et passablement d’indifférence, l’écologie fait pourtant partie intégrante du message biblique, de la Genèse à l’Apocalypse, plaide Dave Bookless. «La Création est une expression de l’amour qui lie le Père, le Fils et le Saint-Esprit, dit-il. Dieu contemple son œuvre et se réjouit de la biodiversité.»
Se distançant d’une vision humano-centriste selon laquelle l’homme serait au sommet de la création comme un maître exerçant son bon droit, Dave Bookless montre que Dieu a choisi de s’associer l’homme, créé à son image, pour en être le gérant, sans perdre de vue que tout a été créé par Christ et pour Christ. Ainsi l’économie n’est pas appelée à utiliser sans mesure les ressources et les hommes, mais à les valoriser pour la gloire de Christ. L’homme lui-même s’inscrit dans un cosmos extrêmement diversifié avec un statut privilégié, mais soumis au Créateur.
(...)
Lire la suite Commander ce numéro S'abonner

Alliance Presse est un groupe de presse indépendant, spécialisé dans la presse chrétienne.

Pour accomplir sa mission d'information de façon professionnelle, Alliance Presse dépend de la générosité de celles et ceux qui apprécient ses magazines et ses sites internet.

Je manifeste mon soutien à Alliance Presse en ajoutant un don de
    
 
Une faute d'orthographe, une erreur ou un abus dans les réactions: signalez-le à la rédaction.


Pas de réactions pour l'instant: soyez le premier à réagir sur cette page.

Saisir votre réaction

Se connecter/S'inscrire pour réagir
 
Crédits
Illustration/Photo: © DR
 
En savoir plus

Ecologie vs économie: la parole d’un terrien

Parmi les intervenants de la journée, le viniculteur Claude-Eric Dufour, ex-député au Grand Conseil vaudois, a invité à la prudence en matière de politique environnementale. Profondément concerné par le respect de l’environnement, il a expliqué la difficulté à concilier recours aux produits phytosanitaires et protection des cultures. Claude-Eric Dufour a rappelé que ce même dilemme touche la médecine partagée entre la nécessité de guérir et les problèmes posés par la recherche médicale et les effets secondaires des médicaments.
Conscient du pouvoir des pharmas et des biotechnologies agricoles, régulièrement ciblées par les médias, il a attiré l’attention sur la position compliquée des paysans, pris en étau entre les exigences de production à des coûts raisonnables et les normes écologiques toujours plus contraignantes.
A la question «Faut-il se soucier de la terre ou des hommes?», il a rappelé que le taux de suicide est trois fois plus élevé chez les agriculteurs et a exhorté chacun à revoir sa propre consommation avant de porter un jugement hâtif et unilatéral.
 

Facebook
 
éditeur

Un site
d'Alliance Presse



 

x