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C’est l’heure de témoigner ensemble

C’est l’heure de  témoigner ensemble
 
19.06.17 - La pasteure Emmanuelle Seyboldt est la nouvelle présidente du Conseil National de l’Eglise protestante unie. Interview
Avez-vous été surprise d’être élue à la tête de l’Eglise Protestante unie?
Je n’ai pas été surprise par l’élection car on m’avait demandé de me tenir disponible. En revanche, j’avais été surprise par le discernement qui a eu lieu il y a un an.

Etait-il évident pour vous d’accepter cette sollicitation?
Depuis vingt-trois ans que j’exerce le ministère pastoral, je n’ai jamais choisi mes engagements. Ils m’ont constamment été proposés. J’ai toujours fait confiance à ceux qui imaginaient pour moi une nouvelle responsabilité. J’ai la même confiance en mes frères et sœurs de la commission de discernement de l’EPUdF.

Vous vous définissez comme une libérale évangélique ou l’inverse. Qu’entendez-vous par là?

Dans le passé, j’ai eu différents échos sur mes positions. Certains me trouvaient trop libérale, d’autres trop évangélique.
Si j’ai lancé cette formule, c’est pour réaffirmer qu’on ne peut pas être enfermé derrière une étiquette. Je suis très attachée à la mise en débat, à l’approfondissement théologique et à la nécessaire complexité du travail. Mais la grande simplicité de l’acte de foi est aussi importante pour moi. Ne pas abandonner l’un au détriment de l’autre me parait essentiel.

Cette formule explique-t-elle aussi votre parcours personnel?
Lors de mes études, on pouvait me classer parmi les libéraux. Mon premier poste pastoral, à Saint-Laurent-du-Pape, a été pour moi un choc profondément bénéfique. Je suis en effet arrivée dans une paroisse charismatique. J’y ai découvert des frères et sœurs qui disaient la foi avec d’autres mots et un autre langage que moi.

Vous êtes la première femme à accéder à la présidence des institutions nationales de l’EPUdF. Est-ce trop tard?
C’est vrai qu’il aurait pu y avoir une femme plus tôt, puisque l’Eglise réformée a accepté en 1965 le ministère féminin. Peut-être fallait-il attendre le kaïros [temps choisi de Dieu ndlr] pour que cela se produise. Mais je ne me sens pas de mission particulière du fait d’être une femme exerçant cette présidence.

Quels défis attendent l’EPUdF?
Notre principal défi est de poursuivre la dynamique du témoignage initiée par le Conseil national précédent. La question est de savoir comment cette dynamique va atteindre chaque paroisse. L’EPUdF a développé de nombreux outils. Le train a démarré, mais tous les conseillers presbytéraux ne sont pas encore montés à bord. Il s’agit d’adapter la vitesse pour que chacun puisse rejoindre la dynamique engagée.
(...)
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Illustration/Photo: © Ixène
 

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