L'édito de la Rédaction

Au bout de la souffrance, un cadeau sans prix

 
23.03.20 - L'édito de la Rédaction - On est peu de choses. Un virus et toutes les cartes sont rebattues.
Toutes les préoccupations des mois passés deviennent soudainement vaines. Annulées, les vacances de Pâques en Italie, les belles soirées de Ligue des Champions de football, concerts, salons de l’auto et autres grand-messes du commerce. Le véto brutal à la vie communautaire touche également tout le domaine religieux.

La bourse dévisse, les marchés s’enrhument. Les avions sont cloués au sol, les écoles, les églises fermées et les frontières aussi. A la télévision, à la radio, dans les médias et même dans l’édito de votre magazine préféré un seul mot: coronavirus. Par souci de préservation et peut-être davantage par les dommages collatéraux de cette pandémie, le monde est à genou. Pour prier?

Monsieur le Ministre, quand cela va-t-il se terminer? Quand pourrons-nous reprendre une vie normale? - Je n’en sais rien, rétorque-t-il. Pour l’heure nous ne savons pas. Aveu de faiblesse ou d’humilité? Incontestablement, les deux. Il existe des limites, on ne pouvait pas prévoir, on ne peut pas tout contrôler. On ne sait pas. On le reconnaît enfin, à demi-mot, jusqu’à la prochaine embellie, avant de tout oublier.

Pourquoi faut-il arriver à de telles extrémités pour qu’enfin l’homme reconnaisse sa vanité et que, comme le dit l’Ecclésiaste, tout n’est que fumée, vapeur, éphémère? Pour reconnaître notre finitude et notre besoin de Dieu, faut-il encore des grenouilles, de la grêle, des sauterelles, des ténèbres et la mort des premiers-nés? La référence à ces plaies est de saison; au bout de cette série d’épreuves, les Hébreux ont retrouvé la liberté et c’est là la promesse qu’ils célèbrent depuis lors, chaque année à la Pâque.

Pour les chrétiens, Pâques rappelle la mort et la résurrection de Jésus, apportant le pardon des péchés. Et si cette épidémie de coronavirus était plutôt à considérer comme une plaie, la première d’une série peut-être, devant mener à la libération de ceux qui sont encore esclaves du péché? On est peu de choses et pourtant Dieu veille, protège, conduit. Au bout des souffrances, il y aura un cadeau sans prix. Quel plus beau moment que Pâques pour s’en souvenir?

David Métreau, rédacteur en chef

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