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Aider son prochain jusqu’à l’épuisement?

Aider son prochain jusqu’à l’épuisement?
 
22.10.18 - Les chrétiens peuvent parfois se sentir dépassés par leur propre générosité. Il s’agit alors de trouver un équilibre pour que le commandement de Jésus sur l’amour du prochain et de
soi-même soit appliqué de manière complète.
Prendre en voiture une dame âgée pour se rendre à l’Eglise. Garder les enfants d’une mère célibataire. Payer le loyer d’un réfugié, la liste des coups de main que se donnent les chrétiens entre eux est sans fin.

Dans l’ADN du chrétien
Cette entraide est la marque de fabrique de l’Eglise, remarque Christophe Paya, professeur de théologie pratique à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine: «Rodney Stark, dans son fameux livre L’essor du christianisme (éd.Excelsis) montre que cette solidarité entre chrétiens, en particulier pendant les grandes épidémies qui frappaient le monde antique, a renforcé leur témoignage.»
Elle peut toutefois devenir un fardeau. Confronté à des besoins sans fin, convaincu que la responsabilité fraternelle n’a pas de limites, le chrétien bien intentionné peut se disperser et se retrouver au bord du burn out. Comment faire pour que cette entraide soit le lieu de notre rencontre avec Dieu et non un joug pesant nous éloignant de lui?

Un commandement
Pourquoi aidons-nous? L’entraide est le fruit de l’amour, reçu de Dieu et partagé avec les autres.
«C’est le commandement nouveau, simple comme bonjour: “Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres” (Jn. 13, 34)», explique Jacques Villegas, conseiller en relation d’aide et engagé dans le soin aux personnes à l’Eglise évangélique de Réveil de Genève. «La solidarité est liée à l’identité du frère, de la sœur: ils sont ma chair et mes os; et ils sont l’image de Dieu», ajoute-t-il. Et c’est d’abord Jésus, fils de Dieu, qui «s’est solidarisé avec nous tant dans nos fautes que dans nos détresses» (Es. 53, 4). L’entraide peut devenir le lieu privilégié où nous apprenons ce qu’est l’amour. «L’indifférence cherche des excuses, l’amour trouve des solutions», cite Jacques Villegas.
Toutefois, il ajoute qu’«aider trop, ce n’est pas aider. On peut aider d’une manière qui déresponsabilise l’autre ou, pire, qui met l’autre en position d’infériorité, de dette ou de dépendance: ces derniers types d’aide sont le contraire de l’amour.
(...)
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